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67 BRETON (André). L’UNION LIBRE. Paris

,

Sans nom d’éditeur, 1931

.

In-12 à l’italienne, maroquin verni d’encres

irisées, plats bordés vers l’extérieur de 3 fines baguettes verticales, dos orné du titre en lettres incrustées de différentes

couleurs, doublure et gardes de daim coloré, tranches dorées sur témoins, couverture conservée, chemise demi-box noir

à bandes, étui (Leroux, 1971).

1 500/2 000

Édition originale, tirée à 75 exemplaires, de ce célèbre poème d’amour inspiré par Suzanne Muzard.

Un des 65 exemplaires sur papier couché mat gris.

Jointe : carte Hommage de l’auteur sur Japon.

68 BRETON (André). LES VASES COMMUNICANTS. Paris, Éditions des Cahiers Libres, 1932. In-12, veau glacé noir

janséniste, tête dorée, non rogné, double couverture et dos conservés, chemise, étui (J. P. Miguet).

2 000/3 000

Édition originale. Couverture illustrée par Max Ernst.

U

N DES

25

PREMIERS EXEMPLAIRES SUR

J

APON

(n° XX),

SEUL GRAND PAPIER

.

69

BRETON (André). VIE LÉGENDAIRE DE MAX ERNST, PRÉCÉDÉE D'UNE BRÈVE DISCUSSION SUR LE

BESOIN D'UN NOUVEAU MYTHE

.

Manuscrit autographe, Sans date [1942], 5 pages in-4 écrites à l'encre verte, sous

chemise demi-maroquin noir.

6 000/8 000

B

EAU ET CURIEUX TEXTE EXTRAIT DE

L

E

S

URRÉALISME ET LA

P

EINTURE

.

Publié en 1942, ce texte écrit aux Etats-Unis, où s'était exilé Breton, fut recueilli dans l'édition définitive (1965) de Le Surréalisme et

la Peinture.

Pour évoquer son ami Max Ernst et sa peinture, Breton a choisi un ton des plus surréalistes, à cent lieues de la critique d'art traditionnelle :

les deux premières pages sont ainsi occupées par le récit d'un dîner imaginaire, à New York, entre Breton et le président de Brosses,

écrivain du XVIII

e

siècle. Breton en profite pour lancer quelques piques contre le Collège de Sociologie de Georges Bataille, puis il

enchaîne sur Ernst :

… je tiens l'œuvre de Max Ernst pour grosse de faits appelés à se produire sur le plan réel : qui plus est je crois

qu'elle préfigure dans leur ordre les faits qui se produiront…

Et Breton d'évoquer la vie du peintre, mais de manière très libre et très

personnelle. Loin de retracer sa biographie, il procède par analogies et métaphores, mêlant certains souvenirs de rencontres à l'évocation

précise de toiles ou collages du peintre.

Ce n'est pas en vain que Max Ernst passe pour être né à Cologne sur une des boucles du

serpent liquide qui se plaît comme nul autre à attiser l'épée, le Rhin dans quoi se peignent les ensorcelantes filles aux blonds cheveux

sans fin quand nous avons vingt ans…

Promenade dans Paris :

…Max Ernst regagna au petit jour le réservoir désaffecté où il avait élu

domicile

(…).

Tout du long, à notre hauteur, une femme nue, au visage recouvert d'un loup, patinait sur place. Le calendrier marquait

1921-22-23.

(…)

Silence. Peu après, Max Ernst se signale par une réapparition tumulteuse

"

dans le bassin de Paris

".

Sous l'aspect

68