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Dessin original de Léon Benett pour

La Maison à vapeur

Dessin original de Léon Benett pour l’illustration de la page 329 (2

e

partie, chapitre IX), légendée « La Nuit venait peu à peu » et

publiée dans le roman

La Maison à vapeur

de Jules Verne (Paris, J. Hetzel et Cie, 1880).

Encre de Chine et lavis de format 27 x 19 cm contrecollé sur carton 42 x 32,8 cm portant au verso le cachet de l’éditeur (n°8250)

et les mentions partiellement visibles « Verne – La Maison à vapeur [2e] partie chap. 9 p 331 La nuit venait peu à peu ». Encadrée.

Sans doute l’une des plus magnifiques compositions de Benett, qui rappelle la force de Gustave Doré. La sombre masse des élé-

phants (symboles de

La Maison à vapeur

), serrés comme autant de mégalithes, prend un aspect fantastique sous les rehauts violents

de gouache blanche qui donnent également à un coin de ciel mourant son dernier éclat crépusculaire. La planche hors-texte qui en

résulte est malheureusement d’une fadeur qui trahit toutes les qualités de cet original, dont on découvre, l’admirant, qu’il a la puis-

sance d’une vision. On mesure alors tout le talent de Léon Benett, qui a été perdu. De cette illustration, on ne faisait guère attention.

Ici, elle nous saisit et on ne cesse de l’admirer.

4 000 / 5 000 €

Original drawing by Léon Benett for

The Steam House

Original drawing by Léon Benett for the illustration on page 329 (2nd part, chapter IX), captioned “

La Nuit venait peu à peu

” (The night came little

by little ) and published in the novel

La Maison à vapeur

by Jules Verne (Paris, J. Hetzel et Cie , 1880).

Chinese ink and wash (27 x 19 cm) pasted on cardboard (42 x 32.8 cm) with the publisher’s stamp (no. 8250) on the reverse side and the partially

visible markings “Verne -

La Maison à vapeur

[2

e

] part Ch. 9 p 331

La Nuit venait peu à peu

”. Framed.

Undoubtedly one of the most magnificent of Benett’s compositions, one could say worthy of Gustave Doré. The sombre mass of elephants (symbols of

The

Steam House

), takes on a fantastic aspect under the violent white gouache highlights which also gives a last crepuscular shine to a dying corner of sky.

The resulting plate is unfortunately bland and betrays all the qualities of this original and powerful work of art. We can now assess how much of Leon

Benett’s talent has been lost in this illustration no one has really paid any attention to. The original drawing on the other hand takes one’s breath away.

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MERCREDI 1

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MARS 2017 | DROUOT