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100 [MENON]. Les Soupers de la Cour, ou l’art de travailler toutes sortes d’alimens. Pour servir les meilleures tables,
suivant les quatre saisons.
Paris, Guillyn, 1755.
4 volumes in-12, veau fauve, dos orné, pièces de titre rouge et de
tomaison ocre, tranches rouges (
Reliure pastiche
)
.
2 000 / 3 000
Édition originale d’un des plus importants recueils culinaires du xviii
e
siècle, de toute rareté.
Les Soupers de la Cour
est l’ouvrage le plus estimé de Menon. Il contient plus de deux mille recettes qui concernent
viandes, poissons, pâtisseries, huîtres, omelettes et l’office (conserves, confitures, pastillages et sables décoratifs). Ses menus
saisonniers mentionnent la décoration des repas avec le service indiqué en marge. L’ouvrage connut une seconde édition
en trois volumes en
1778
.
Cette première édition manque à Orsi, Vieil, Simon, Pennell, Dartois, Walterspiel, Wretman, Crahan, Oberlé.
Bel exemplaire, paraphé par l’auteur au bas de l’avertissement, dans une reliure pastiche très soignée.
De la bibliothèque Jean-Paul Lacombe, chef doublement étoilé du restaurant Léon de Lyon, avec ex-libris.
Rares piqûre de ver, toutes marginales, titre du tome III habilement renouvelé.
Vicaire, 591 – Bitting, 321 – Cagle, 344 – Drexel, 134.
101 MÉSUÉ (Yuhanna ibn Masawaih, dit Jean). [Opera medicinalia].
Venise, Zuane & Gregorio de’ Gregori, 14 octobre
1497.
In-folio, vélin rigide, titre manuscrit sur le dos (
Reliure moderne
)
.
1 000 / 1 200
Rare édition incunable de cette très importante pharmacopée des médecins arabes du moyen âge.
Publié dès
1471
, à Venise, ce recueil de traités pharmacologiques offre une large synthèse des connaissances médicales et
pharmaceutiques arabes. Lu et commenté par les médecins occidentaux, il demeura une référence en Europe durant tout le
moyen âge et jusqu’au XVIII
e
siècle.
Sous le nom de Jean Mésué, les copistes européens ont réuni plusieurs auteurs
: Masawaih, dit
Mésué l’Ancien
, préparateur
en pharmacie de l’hôpital de Gundishapur qui fut appelé, vers
790
, par le calife Hâroun ar-Rachîd pour fonder le premier
hôpital de Bagdad ; son fils, Yuhanna ibn Masawaih (
777
-
857
), dit
Jean Mésué
ou
Jean de Damas
, grand médecin nestorien
converti à l’islam ; et enfin l’auteur de l’
Antidotaire Mésué
, dit
Pseudo-Mésué
ou
Mésué le Jeune
, médecin chrétien de
l’Église syriaque orthodoxe, d’origine italienne, qui mourut au Caire en
1015
.
Imprimée en lettres gothiques, sur deux colonnes, et émaillée d’initiales ornementées à fond noir, cette belle édition
vénitienne est l’une des plus complètes de l’ouvrage.
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