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105 BAZIN (Hervé). L’École des pères.
Paris, Le Seuil, 1991.
In-8, maroquin bleu nuit, trois cuivres gravés originaux
insérés dans la reliure et encadrés d’un listel de box fauve : un dans chacun des plats et un dans le premier contreplat,
doublé du même maroquin, non rogné, couverture et dos, chemise et étui assortis
(J. Liekens).
1 000 / 1 200
Édition originale.
Un des
60
exemplaires sur vergé Ingres de Lana, seul grand papier.
Très bel exemplaire établi par Jacqueline Liekens avec trois cuivres originaux de Fred Bourlard et de Véronique
Sabban montés dans la reliure.
L’exemplaire est enrichi de huit tirages d’artiste de ces cuivres, dont six états des gravures de Fred Bourlard (E.A. I-II/II et
E.A. I-IIII/V), signés, et deux états de la gravure de Véronique Sabban (E.A. I-II/III), non signés, ainsi que d’une lettre de
l’épouse de l’auteur qui mentionne la future création d’un prix Hervé Bazin et une carte de Nicolas Hervé-Bazin.
Des bibliothèques Jean et Jérémie Lebrun, avec ex-libris.
106 BAZIN (René). Les Oberlé.
Paris, Calmann Lévy,
s.d. [1901]. In-12, maroquin brun, premier plat orné d’un décor
d’arbres et feuillages estampé à froid encadrant un cuir repoussé (signé
AV
) représentant, à l’orée d’une forêt, une
jeune Alsacienne appuyée à une borne-frontière où figure le mot
France
, dos orné dans les entrenerfs d’un arbre
estampé à froid,
doublures de moire blanche brodée de fleurs bleues encadrées d’un listel de maroquin vert mosaïqué
et de filets dorés
, gardes de même soie, tranches dorées sur témoins, couverture, étui bordé
(E. Carayon).
800 / 1 000
Édition originale.
Un des
50
exemplaires de tête sur hollande, à toutes marges.
Envoi autographe signé en hommage à l’Alsace perdue, couvrant l’intégralité du faux-titre. Datée ici du
7
avril
1902
,
cette longue note est tirée de son discours « L’Âme alsacienne » (imprimé en
1906
dans les
Questions littéraires et sociales
).
Partant d’une parabole chevaleresque, René Bazin y évoque l’Alsace confisquée par l’Allemagne : « Nous aussi, nous avons
un deuil ; celle que nous aimons est prisonnière, derrière une muraille qui ne s’ouvre pas. Mais elle peut entendre. Faisons
comme le chevalier [de la fable narrée plus haut], et sonnons au moins la cloche, pour que l’Alsace nous sache toujours près
d’elle. »
Bel exemplaire dans une intéressante reliure de Carayon décorée d’un cuir repoussé d’Amédé de Velter.
De la bibliothèque Emmanuel Rodocanachi, avec ex-libris.
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