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299 TUKE (Samuel). D ESCRIPTION OF THE RETREAT - AN INSTITUTION NEAR OF Y ORK . (PRECIEUX EXEMPLAIRE AYANT APPARTENU À ESQUIROL PUIS À JEAN-MARTIN CHARCOT AVEC SON EX-LIBRIS).
In-4° relié, cartonnage de l’époque, pièce de titre au dos. ENVOI AUTOGRAPHE de Samuel Tuke à la plume sur le premier plat « A … Esquirol de la Salpêtrière ». Ex-libris de la prestigieuse bibliothèque H.F. Norman contrecollé au verso du premier plat. On y trouve également l’ex-libris de J.-M. Charcot et l’étiquette de la li-brairie Jacques Chevalier par laquelle l’ouvrage a transité, vraisemblablement, jusque dans les mains de Nor-man. 2 f. n. ch. Une planche hors-texte en frontispice de la Retreat, XX-21-227 2 f. n. ch. Ce livre n’a pas fait partie de la vente dont le catalogue est édité. L’exemplaire est protégé dans un luxueux coffert ivoire gravé.
Samuel Tuke, fils d’Henry Tuke, petit-fils de William Tuke, est sans nul doute le représentant le plus célèbre de la dynastie des Tuke. René Sémelaigne, le maître de l’historiographie classique de la psychiatrie française, a consacré un livre commun à ces deux importantes dynasties qui ont fondé les traditions psychiatriques de part et d’autre de la Manche : Les Pinel et les Tuke. Samuel Tuke, né le 31 juillet 1874 à York, entre très jeune dans la maison de commerce familiale. Il se marie en 1809 et se pas-sionne non seulement pour la « Retreat » fondée par son grand-père mais pour l’organisation des établissements d’aliénés en général, occupant ses loisirs à enquêter sur les asiles britanniques afin d’en dépister les abus.
Mais avant de continuer plus avant, disons quelques mots de cette Retraite d’York, l’établissement d’aliénés le plus célèbre de Grande-Bretagne fondé par WilliamTuke, le grand-père de Samuel. L’arrière-grand-père avait été lors de la fondation de la So-ciété des Amis (les Quakers), persécuté, dépouillé de ses biens et emprisonné. A l’époque de William, né en 1732, les Quakers, tolérés à peine, vivaient encore difficilement. En 1791, une femme appartenant à la secte des Quakers, mourait dans des cir-constances suspectes à l’asile d’York, qui fondé vingt ans plus tôt, jouissait d’une détestable réputation. Les malades semblaient y subir des sevices inhumains.
C’est un choc et un tournant dans l’existence de William Tuke, jusqu’alors occupé à l’affaire familiale de commerce de café et de thé en gros. Il décide de fonder un établissement à caractère humanitaire afin d’y accueillir les insensés appartenant à la Société des Amis. Le 11 mai 1796, l’établissement prévu pour trente malades ouvre ses portes. Sa belle-fille, pour en souligner le caractère d’accueil, proposera de la nommer, « The Retreat ». Elle sera célèbre dans le monde entier. Le principe thérapeutique essentiel de la York Retreat, faisant peu de place aux médications traditionnelles et souvent violentes, repose sur l’idée d’un traitement moral, fait de douceur et de bienveillance. S’il proscrit l’emploi des chaînes, il n’abolit cependant pas totalement les méthodes de contention et accepte l’usage des ceintures en cuir et de la réclusion en chambre – cet abandon devra justement attendre l’intervention du petit-fils, Samuel et de façon doctrinale, les conceptions du No-Restraint propagées par Robert Gar-diner et John Conolly.
The « Retreat » est le plus célèbre ouvrage de psychiatrie de la première moitié du XIX e siècle. Samuel Tuke y préconise un traitement moral qui doit s’efforcer d’agir sur l’esprit du malade en gagnant sa confiance et en détournant son attention vers des objets opposés à son délire mais il y fait aussi une critique de l’asile d’York – dont les conditions avaient déclenché la construction par son grand-père de la Retreat – et provoque une polémique dans tout le royaume. Samuel, avec quelques amis, paie les vingt livres qui à l’époque confèrent à tout citoyen
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