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Arrêté par la gestapo le 6 juillet 1943, il arrive très affaibli au Bloc 56 de Buchenwald le 29 janvier 1944. Condamné à la corvée de latrines pour avoir tenté de secourir un camarade, il s’effondre dans la neige, mordu par les chiens. Celui qui n’était plus que le matricule 43786 disparaît le 26 mars 1944 à l’âge de 71 ans.
Cette thèse, très rare, ne se trouve même pas à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris. André Barbé, le destinataire de l’envoi, neuropsychiatre, ancien chef de clinique de Gilbert Ballet avait connu Maurice Dide à Sainte-Anne et reste à la pos-térité pour avoir contribué à mettre au point le traitement de la paralysie générale par les arsenicaux.
On joint
FOURCADE (Maurice). L A CONSTITUTION ÉMOTIVE . Paris, Imprimerie Paul Dupont 1911 . 88 pages. Thèse de doctorat de médecine soutenue devant Gilbert Ballet.
D’AURIMONT (Pierre). D AVID F INCK - A - T - IL TUÉ ? P RÉFACE DE M AURICE D IDE . Toulouse, édition Laclau 1941 . In-12° broché avec une magnifique couverture illustrée, 133 pages.
La très curieuse préface de Maurice Dide pour ce roman policier édité à Toulouse en 1941, alors qu’il était déjà rentré dans la résistance, est la dernière trace imprimée du plus grand aliéniste français de l’entre-deux-guerres. Il évoque dans sa préface « les heures sombres » alors traversées. Cf. C. Mangin-Lazarus « Maurice Dide, un psychiatre dans la guerre ».
500 / 600 €
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114 DIEULAFOY (Georges). D E LA CONTAGION ( THÈSE POUR L ’ AGRÉGATION DE MÉDECINE ). Paris, A. Parent 1872
In-4° broché, sous couverture d’attente de papier bleu, protégé dans un étui, [2]-150-[2] pages. Il s’agit bien de l’exemplaire de thèse de la Faculté de Médecine à grandes marges.
Georges Dieulafoy est l’un des plus grands mandarins de l’époque. Premier à l’internat, premier à l’agrégation, il fut élu Président de l’Académie de médecine en 1910. Il est resté à la postérité pour avoir découvert l’appendicite, perfectionné la thoracenthèse de Trousseau dans les pleurésies. En 1872, il publie Diagnostic et traitement des épanchements aigus et chroniques de la plèvre par aspiration après un Traité sur l’aspiration des kystes hydatiques du foie , et en 1873 il publie un Traité de l’aspiration des liquides morbides . Cette invention s’inscrit dans l’ensemble de ses fameux travaux sur les pleurésies et l’on sait l’importance qu’il donna aux pleurésies enkystées, particulièrement à la pleurésie interlobaire. La finesse de ses examens cliniques lui permit de décrire les petits signes du mal de Bright (maladie inflammatoire, chronique et douloureuse du rein).
Très ami avec Adrien Proust, on le voit apparaître – sous son nom, contrairement aux autres médecins qui passent dans l’œuvre de Proust, dans du Côté de Guermantes . Il apparaît, appelé in extremis, comme un notaire, au chevet de la grand-mère. Le moins que l’on puisse dire est que Proust et le narrateur ne tiennent pas les médecins en haute estime. « Mon père alla le recevoir dans le salon voisin, comme l’acteur qui doit venir jouer. On l’avait fait demander non pour soigner, mais pour constater, en espèce de notaire. Le docteur Dieulafoy a pu en effet être un grand médecin, un merveilleux professeur ; à ces rôles divers où il excella, il joignait un autre dans lequel il fut pendant quarante ans sans rival, un rôle aussi original que le raisonneur, le scara-mouche ou le père noble, et qui était de venir constater l’agonie ou la mort. Son nom déjà présageait la dignité avec laquelle il tiendrait l’emploi, et quand la servante disait : « Monsieur Dieulafoy », on se croyait chez Molière. A la dignité de l’attitude concourait sans se laisser voir la souplesse d’une taille charmante. Un visage en soi-même trop beau était amorti par la convenance à des circonstances douloureuses. Dans sa noble redingote noire, le professeur entrait, triste sans affectation, ne donnait pas une seule condoléance qu’on eût pu croire feinte et ne commettait pas non plus la plus légère infraction au tact. Aux pieds d’un lit de mort, c’était lui et non le duc de Guermantes qui était le grand seigneur. Après avoir regardé ma grand-mère sans la fatiguer, et avec un excès de réserve qui était une politesse au médecin traitant, il dit à voix basse quelques mots à mon père, s’inclina respectueusement devant ma mère, à qui je sentis que mon père se retenait pour ne pas dire: « Le Professeur Dieulafoy ». […] Il avait la souplesse d’un prestidigitateur à faire disparaître le cachet qu’on lui remettait, sans pour cela perdre rien de sa gravité de grand consultant à la longue redingote avec revers de soie, à la belle tête pleine d’une noble commisération. […] Sa lenteur et sa vivacité montraient que, si cent visites l’attendaient encore, il ne voulait pas avoir l’air pressé. Car il était le tact, l’intelligence et la bonté mêmes ».
Dans Germinal , pour décrire la mort du Dr Pascal causée par une angine de poitrine, Zola a utilisé le Manuel de pathologie interne de Georges Dieulafoy, la documentation médicale a aidé le romancier naturaliste à ancrer ses récits dans le « réel » ou plus exactement dans « l’illusion référentielle ».
On joint
DIEULAFOY (Georges). D ES PROGRÈS RÉALISÉS PAR LA PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE DANS LA CONNAIS -
SANCE DES MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX . Paris, Adrien Delahaye 1875
500 / 600 €
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