Catalogue de vente du 21 octobre 2014
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170.
GAMET
(Jean-Marie). Théo-
rie nouvelle sur les maladies cancé-
reuses et nerveuses et autres affections
du même genre, avec des observations
pratiques sur les effets de leurs re-
mèdes appropriés.
À Paris, chez Ruault,
1772, deux parties en un volume in-8,
XXIII-[1]-304-[6]-320 pages, maroquin
rouge de l’époque, dos à nerfs et fleuronné,
triple filet d’encadrement sur les plats,
petits fleurons d’angle et armes centrales
sur les deux plats [Bourgeois de Boynes],
tranches dorées, filets sur les coupes, rou-
lettes en bordure des contreplats.
Édition originale du traité de Gamet.
Bien complet de la planche gravée
sur cuivre représentant la lettre d’un
citoyen de Lyon
qui atteste des bienfaits
d’un certain remède contre les maladies
cancéreuses, portant son adresse et sa
date propre (À Paris, chez Vallat-la-
Chapelle, 1767). L’ouvrage se compose
de deux parties, « théorie » et « observa-
tions pratiques ». Gamet chirurgien de
Lyon, prétendait avoir découvert un
secret merveilleux contre les squirrhes et
les cancers ; il en apporte ici la preuve en
établissant une longue liste de malades
guéris. La composition complète de ce remède n’est pas révélée : il
contenait, notamment, de l’acétate de cuivre, de la limaille de fer et de
l’extrait de ciguë. «Quelques malades qui avoient des cancers au sein
ou des ulcères cancéreux à la matrice, parurent retirer quelques avan-
tages de l’emploi de cette préparation, mais les succès furent rares »,
rapporte Bayle (Traité des maladies cancéreuses, pp. 541 et suiv.) « La
plupart de ceux qui voulurent faire usage de ce médicament furent
obligés d’y renoncer ; ils éprouvoient des coliques, des nausées, des
tiraillement d’estomac, etc. »
Wellcome III, p. 86.
"VY BSNFT EF 1JFSSF &UJFOOF #PVSHFPJT EF #PZOFT
(1718-1783),
intendant de Franche-Comté et premier président du Parlement de
Besançon, puis ministre de la Marine de 1771 à 1774 ; d’azur à la
bande d’argent, chargée de trois merlettes de sable. Cet amateur avait
amassé une importante collection de livres et de manuscrits dont la
plupart était splendidement reliés. OHR, pl. 70, fer n° 2. Guigard II,
p. 81.
Quelques rousseurs et un petit rond autocollant collé dans l’angle
d’une page.
Voir la reproduction.
300 / 500 €
169.
FABRICIUS ab AQUAPENDENTE
(Hieronymus). —uvres
chirurgicales, divisées en deux parties, dont la première contient le
Pentateuque chirurgical ; l’autre toutes les opérations manuelles qui se
practiquent sur le corps humain.
À Lyon, chez Jean-Antoine Huguetan,
1670, fort in-12, [16]-936-[22] pages, veau havane de l’époque, dos à
nerfs et fleuronné.
«Dernière édition soigneusement reveüe, & enrichie de plusieurs
figures inventées par l’autheur » ; elle comporte 12 bois dans le texte,
certains à pleine page, représentant divers instruments de chirurgie
(trépans, scies, cautères, etc.) ainsi que des « phioles » oculaires. Fabri-
cius ab Aquapendente (c.1533-1619) fut l’élève de Vésale et le maître
de Harvey à Padoue. Il est considéré comme le plus illustre anatomiste
et le plus savant chirurgien de la fin du XVI
e
siècle. La première partie
de ses Œuvres chirurgicales traite des tumeurs, des plaies, des ulcères
et fistules, des fractures et de luxations ; la seconde porte sur les opéra-
tions chirurgicales.
Nombreuses erreurs de pagination sans manque de texte.
Coiffe inférieure arasée, manque et petite restauration à la coiffe supé-
rieure, coins usés. Rousseurs habituelles, large auréole angulaire pâle
aux derniers feuillets.
Krivatsky, 3819. Wellcome III.
100 / 200 €
172
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175