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Kapandji Morhange
La fin de la lettre est consacrée à la participation de Céline à un
hommage à Paraz dans une revue, une première demande de Janine
Bimont n’ayant pas abouti, il demande à Paul Chambrillon : «
Peux-tu
tenter une démarche auprès de Ferdine ?
». Il insiste sur le fait que les
ennemis de Céline, « les Cousteau-Coston », jubileraient si celui-ci ne
publiait pas quelques lignes en hommage à son admirateur…
– Lettre autographe signée «
M. Boudon
», [adressée à Paul Cham-
brillon]. [Vence], 20 septembre 1957 ; 3 pages in-8 (petite tache d’eau,
une déchirure sans manque).
Lettre principalement consacrée à l’hommage à Paraz prévu dans la
revue «Arts », et à la participation souhaitée de Céline. Il cite les noms
de collaborateurs éventuels (Miller, Nimier, Galtier-Boissière…).
«
Que Céline donne q.qs lignes me semble naturel ? il n’y a aucun cirque
là-dedans. Nous avons simplement pensé que cela servirait la mémoire
de Paraz. Qui peut vouloir se faire de la publicité à propos de Paraz ?
».
Il fait allusion à un autre hommage prévu dans
C’est-à-dire
. Enfin, il
reparle de Janine [Bimont], «
Elle est très maladroite et a été manœuvrée
très habilement par la mère Porada contre la famille Paraz. A mon avis, il
faut se tenir à l’écart de ces histoires sordides…
».
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200 / 400€
130. *
BOUDARD
(Michel Boudon, dit Alphonse). Ensemble de
deux lettres autographes signées, écrites de Vence, peu après la mort
d’Albert Paraz.
– Lettre autographe signée «
M. Boudon
», [adressée à Paul Cham-
brillon]. Vence, 16 septembre 1957 ; 3 pages in-4 (marges de droite
usées, une déchirure sur 3 cm sans manque).
Importante lettre écrite à Vence quelques jours après la mort d’Al-
bert Paraz, et dans laquelle Alphonse Boudard décrit sans détours
une ambiance délétère : «
Je suis arrivé à Vence le 2, Paraz avait cassé sa
pipe une heure avant
[…]
. ça m’a permis d’assister à tout ce qu’on peut
imaginer de pire autour d’un cercueil ! des scènes pour le Voyage ! Janine
Bimont
[…]
te racontera sa version de veuve N° 1 éplorée.
[…]
C’est en
tous cas la mère Porada qui a dominé le lot des sordides. Avec de ces airs de
princesse hongroise !
[…]
Nullement émue, bâffrant, déconnant des salades
de dingue avec le sérieux que tu sais et déménageant la piaule de Paraz le
lendemain de sa mort
[…]. Suit la relation des réactions de la famille
découvrant «
que la crèche était vide. D’où, affreuses gueulantes ! il ne
leur restait que les dettes, en somme !
[…]. Il annonce que selon lui, les
tensions ne retomberont pas, «
surtout pour ces fameuses lettres de Céline
que Porada a fait disparaître
».
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