Vente Publique du 20 décembre 2014
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Afrique
51.
[AFRIQUE]. KJERSMEIER (Carl).
Centres de style de la sculpture nègre
africaine. Vol. I, III et IV.
Est. 200 / 250
Paris, Editions Albert Morencé, Copenhague, Illums Bog-Afdeling, 1935, 1937 et 1938.
3 vol. in-4 (29 x 23), reliure toile éditeur, jaquette illustrée. Illustré. Bel exemplaire. Vol. I : Afrique
occidentale française; III : Congo belge; IV : Cameroun, Afrique équatoriale française, Angola,
Tanganyika, Rhodésie.
52.
[AFRIQUE]. LEIRIS (Michel). DELANGE (Jacqueline).
Afrique noire. La
création plastique.
Ens. 4 vol. Est. 150 / 200
Paris, Gallimard, 1967 (collection
L’Univers des Formes
).
In-4, toile et jaquette d’éditeur. Illustré. Bon exemplaire.
Joint :
BASTIN (Marie-Louise).
La Sculpture Tshokwe.
Meudon, Alain et Françoise Chaffin, 1982. In-4,
toile et jaquette d’éditeur. Illustré. Texte bilingue français-anglais. Bel exemplaire.
Joint :
W
ASSING
(R.S.)
L’Art de l’Afrique noire.
Fribourg, Office du Livre, 1969. In-4, toile d’éditeur. Illustré. Bon
exemplaire.
Joint :
FAGG (William).
Sculptures africaines. Les univers artistiques des tribus d’Afrique
noire.
Paris, Fernand Hazan, 1965. In-4, toile et jaquette d’éditeur. Illustré. Légèrement fatigué.
III.
Masque du Tibet
53.
[TIBET].
Masque de protecteur.
Est. 1.000 / 1.500
Bois. Hauteur : 32 cm. le front orné du troisième œil, surmonté de 5 têtes de mort. Deux perforations (pour
le suspendre) au sommet, et deux de chaque côté. Masque destiné à effrayer les ennemis de la religion.
IV.
Paul-Joseph Carpay (1822-1892)
54.
Paul-Joseph CARPAY.
5 peintures (et deux bandeaux décoratifs) illustrant un conte
oriental. Seconde moitié du XIX
ème
siècle.
Ens. 7 pièces.
Est. 40.000 / 50.000
Huiles sur toile. La pièce la plus grande mesure 200 x 365 cm, et les quatre autres 200 x 168 cm; les deux
bandeaux, destinés à être placés entre des fenêtres, 200 x 39 cm (l’un d’entre eux est abîmé). Cet ensemble
de peintures (en parfaite condition) fut réalisé par Paul-Joseph Carpay pour la décoration d’un château de
la région liégeoise. Il fut déposé et roulé vers 1930, lors d’un remaniement décoratif, et parfaitement
conservé depuis. Peintre liégeois né en 1822 de père inconnu, il entra à l’Académie des Beaux-Arts en
1842, où il fut l’élève de Barthélemy Viellevoye, et eut notamment comme condisciples Adrien de Witte,
Philippet, Soubre, Emile van Marcke, etc. Il aurait été embauché par des peintres français occupés à
décorer un théâtre, ce qui expliquerait son orientation vers la peinture décorative. Au cours de sa longue
carrière, il réalisa nombre de décorations d’églises, de châteaux, d’hôtels particuliers et autres édifices (cfr.
Olivier Hamal, dir.,
Paul-Joseph Carpay. Peintre et décorateur. En voici en voilà,
2012). Nous sommes ici
face à une œuvre majeure de l’artiste, dans la plénitude de son talent. La grande scène montre une dame
portée sur un palanquin débouchant d’une porte monumentale. Escortée de guerriers et suivie de musiciens,
elle reçoit l’hommage des assistants, situés le long du cortège et juchés sur un important escalier qui lui fait
face. Les quatre autres sujets, de forme ovale, réduits à deux ou trois personnages, sont variés : l’apparition
d’un ange, celle d’un fantôme, une scène de meurtre, et une audience auprès d’un personnage important.




