LAS. Vichy, juillet 1919. 2 pp. in-8°.
Illustrée par deux dessins à l’encre
représentant respectivement un
village et une maison. «
ce n’est pas sans une certaine émotion... que je trace ces lignes. J’étais si près de la mort il y a
seulement 2 ou 3 mois ! [...]Pour le moment, je suis en convalescence dans un petit coin de la campagne bourbonnaise avec ma
femme. Nous habitons une maison aux allures champêtres et pastorales, depuis mon séjour ici, ma santé est en bonne voie
d’amélioration.
»
LAS Bellerive, 30 décembre 1919. 2 pp. in-4°, avec 2 bois en marge. Lettre de vœux. L’artiste évoque le
séjour
«
délicieux » passé auprès du général, parce qu’ «
à cette époque, mon extrême sensibilité a souffert beaucoup,
incompris et souvent brusqué [;] aussi votre charmante hospitalité fut pour moi un précieux réconfort.
LAS. Bellerive, décembre 1921. 2 pp. in-4°. Lettre de vœux dans laquelle Devaux donne des nouvelles de
ses enfants Robert et Jack et dépeint sa vie de famille vivante et harmonieuse, «
juste explication de la Devise
[qu’il a gravée à l’intention du général] “je vis chez moi” [;] en effet la vie est douce chez soi auprès de ceux que l’on aime.
»
LAS. Vichy, 12 janvier 1923. 2 pp. in-12 avec un bois brun en coin. Souhaite adhérer à la société artistique
L’Essor
, union des artistes et artisans d’art bourguignons dont le général Duplessis était président
d’honneur.
LAS. Vichy, 18 octobre 1923. 4 pp. in-4°.
Très belle lettre dans laquelle l’artiste expose la genèse de
son ouvrage
l’Image sur bois
.
«
Il s’agit de la mise au point d’un album artistique d’un caractère très spécial.
Vous connaissez certainement “L’Image”, publication entièrement illustrée de gravures sur bois, [qui] parut une
année
seulement, 1896-97, sous la direction des graveurs Tony Beltrand et Aug[uste] Lepère. Cette publication qui marque la
reprise du bois est à mon avis le début de la lutte contre les procédés photomécaniques. Naturellement cette publication est
encore bien imprégnée de la facture photographique, et sur les 12 numéros, une cinquantaine de planches méritent seules les
honneurs du vrais [sic] Bois.
La dernière exposition du Pavillon de Marsan est une preuve de l’évolution du Bois dans l’illustration du livre.
M’inspirant de l’expérience des Maîtres créateurs de “L’Image”, ainsi que de quelques plaquettes artistiques
modernes, j’ambitionne le projet suivant :
Graver, tirer, éditer un album moi-même !
La somme d’efforts que je dois dépenser pour cette réalisation est considérable, la somme d’argent ne l’est pas moins ! le succès
peut être plus ou moins bon...... mais qu’importe le résultat financier si j’obtiens par le bénéfice moral que mérite une telle
entreprise, l’approbation des gens de goût, des Amis du Beau.
J’aurai la joie intense de poursuivre sans faiblir d’autres réalisations.
Voici en quelques lignes les idées générales sur le titre, le genre, le contenu et les formes de cet ouvrage.
Plusieurs titres se présentèrent d’abord à mon choix : l’Imagier. Cahier xylographique. La gravure, le tailleur
d’image.
et l’Image sur Bois. Mon choix s’orienta nettement sur : L’image sur Bois, avec sous-titre Gravures originales au
Canif.
Dans cette première publication, je vais faire paraitre mes estampes sur Dijon. Je choisis cette Belle Ville pour la
reconnaissance que je lui dois de m’avoir fourni l’occasion de m’exprimer en des accents qu’il m’est souvent difficile de
retrouver ailleurs. [...]
En dehors de mes bois sur Dijon, je présente quelques estampes du Bourbonnais, ainsi que divers petits travaux,
vignettes, culs de lampe, bandeaux, lettrines, plusieurs gravures seront signées et Numérotées, les textes de la Fonderie Peignot
en caractères Neufs, composition typographique d’après mes maquettes. Je vais établir également un superbe choix de Papier.
Tirage très réduit. Cinquante exemplaires. Imprimés entièrement à la Presse à bras. Texte compris.
A notre époque, aux tendances très diverses, où le public est entraîné du raisonnable à l’incohérent, du beau au stupide,
souvent grâce à une publicité tapageuse, il est intéressant de faire revivre l’œuvre charmante des vieux imagiers d’autrefois, œuvre
dont la création demande de pieux recueillement et une infatigable patience.
Me voilà en plein travail ! marchant tous les jours plus avant dans la réalisation de cette ″Image sur Bois″, me
dépensant avec ardeur en vrais [sic] croyant pour l’amour de l’art xylographique qui me passionne.
LAS. Vichy, 5 décembre 1923. 4 pp. in-4° sur papier fort pour les 2 premières, in-8° sur papier vergé pour
les 2 dernières. Un bois en-tête. De retour de Paris, l’artiste se réjouit de la parution prochaine de
L’Image
sur bois
par les soins de F. Thibaudeau «
dont la savante érudition en matière d’édition est très appréciée »
ainsi que
l’exposition gratuite et prochaine de ses œuvres aux Editions André, rue des Saints-Pères. Il fait ensuite un
compte-rendu du salon d’Automne, dans lequel
il expose ses idées sur la production artistique de son
temps
: