Page 28 - cat-vent_pourcain18-11-2012

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«
La tendance de la peinture moderne est vraiment navrante. Il y a chez un grand nombre de peintres de coupables
négligences : absence de technique, manque absolu de sentiment délicat et peu d’imagination, trop d’artistes spécialisés dans la
traduction des scènes de maisons closes. Il est nécessaire de se révolter contre une telle irruption du laid. Heureusement qu’il
existe des Artistes qui n’abandonnent par sur une toile des couleurs à la chaotique bataille de l’incohérence, des artistes qui
savent qu’il existe des valeurs, des formes, des volumes, et que même dans l’art moderne, voir même d’avant-garde, interpréter
ne veut pas dire défigurer.
Chez les sculpteurs, la forme est plus respectée, plus idéalisée, beaucoup de choses délicieuses. On réserve à la Femme les
attitudes heureuses, délicates qui lui conviennent.
L’exposition des gravures sur bois est bien le clou du Salon. Là il y a de l’art, et c’est pour le visiteur, un réel
réconfort. Les graveurs sur bois offrent le charme de magnifiques trouvailles [.] Avec l’aide d’Editeurs distingués, il doit y
avoir une véritable révolution dans la présentation du livre où la typographie et la gravure auront une étroite parenté.
»
Delvaux demande au général de lui procurer un texte «
curieux
» en rapport avec son illustration de Notre
Dame de Dijon et de la crypte S
t
Bénigne : «
J’aimerai beaucoup un texte en vieux Français, l’impression étant en
gothique-moyen-âge il y aurait une belle harmonie.
» Chaume et Fyot fourniront les textes.
LAS. S.l.n.d. Au dos de 2 cartes postales (8,8x14). Souffrant des suites d’une opération, Devaux précise : «
Je
ne suis pas indifférent à votre exposition de la gravure [l’Essor ?], mais je doute beaucoup sur mon temps disponible à cette
époque. Je dois vous dire que je grave beaucoup et dois fournir avant la fin du mois une dizaine de planches et un grand nombre
de vignettes. Le petit atelier commence à prendre de l’importance ! et ma foi grâce à Dieu, cette chance m’oblige à me tenir plus
que jamais à ma tâche.
»
LAS. Vichy, 12 décembre 1923. 2 pp. in-8°. Devaux est «
très pris par l’expédition de [ses] dessins et gravures à
Dijon, pour l’exposition de l’essor. [...] Cette expédition trop hâtive n’est pas aussi bien que s’il y avait plus de temps. C’est un
peu court, mais qu’importe, il y a tout de même un peu de moi dans les 4 dessins originaux ; 1 Artone vieilles maisons derrière
l’église / 2 Artone L’église Romane / 3 Aigueperse, Le château du chancelier Michel de l’Hospital / 4 Aigueperse. Les
tanneries.
» Tache au coin supérieur gauche de la 1
ère
p.
LAS. S.l.n.d. 4 pp. in-8° sur 2 feuilles. Avec 5 bois, épreuves de l’artiste un bandeau pour l’article
« Chiromancie », les lettres « Q » et « M » pour une réimpression de livre ancien et 2 bandeaux. 2 épreuves
dont parle la lettre sont jointes sur une feuille (1
er
« Signum » et « le panorama avec l’Allier » pour le guide
de Vichy). Devaux déclare qu’il vient «
de faire la connaissance à Vichy, d’un bibliophile distingué, Mr. J. Place, qui
fait de l’édition.
» Il compte faire des réimpressions de vieux livres, notamment une
Histoire de Jeanne d’Arc
. Il
regrette que «
Vichy [soit] une ville anti-Artistique où domine surtout le luxe et le snobisme, 2 ou 3 artistes, mais aucun
mouvement d’Art. quelle différence avec Dijon ! le Pays des Dieux !
»
LAS [Bellerive], s.d. [décembre 1923] 2 pp. in-4° sur papier à en-tête de l’artiste. Concerne une crue de
l’Allier, un texte de l’abbé Chaume, et différentes souscriptions.
LAS. Bellerive, 24 décembre 1923. 2 pp. in-8°. Lettre de vœux. La crue de l’Allier n’a pas eu de
conséquences et l’artiste évoque «
cette solide amitié qui [...] est bien le ciment qui plus que les mots rend durable le
souvenir très cher de nos relations à Dijon.
»
LAS s.l.n.d. 2 pp. in-12 avec un bois en coin. Devaux remercie de l’envoi du «
Soldat Bourguignon
» que le
général vient d’éditer.
LAS. S.l.n.d. 2 pp. in-4°. Concerne la mise en page de
Saint Benigne
et
Notre-Dame de Dijon
. «
Il faut simplement
prévoir le texte légèrement plus court de façon à gagner s’il y a lieu par l’écartement des mots, opération dont je me charge . Pour
Notre-Dame, même chose, même genre de caractères, sur la maquette au Bandeau rouge que vous avez [cf. doc. joint]. Ci-joint
également une épreuve définitive d’un tirage ″Le vieux Puis″ n°1 [manque]. Je vous l’adresse avant le reste, avec une suite des
épreuves [4], des essais, pour vous faire entrevoir une partie de la besogne, rien que pour mettre au point une gravure. Avec
cela, une autre épreuve définitive. N°1/50 de ma page titre. ″Sous la lune″ qui doit servir de première à une suite d’effets de
lune (aujourd’hui, je tire la 3
ème
couleur d’une de ces gravures). [épreuve jointe].
Derrière cette page, schéma du texte pour ma prochaine publication. »
Effectivement, au dos se
trouve tapuscrite la justification du tirage des
Coins curieux et
pittoresques du bourbonnais
,
avec ms. en coins au crayon : «
et voici ma prochaine publication en
préparation !!
» Avec 3 épreuves, dont 1 épreuve n°1, état de noir, 21 décembre 1921. Le tout dans une
chemise grise, avec une gravure rouge de Paul Devaux contrecollée.
LAS. Bellerive, 2 janvier 1924. 2 pp. in-16, avec un bois bleu en coin. «
Je viens de recevoir le texte de monsieur
Fyot, sur notre Dame. Le style est absolument magnétique et en parfaite harmonie avec notre Dame. Le tout tombe à
merveille. Je suis très, très heureux.
»