- 242 -
[GAUGUIN] Le Moderniste illustré.
1889.
1 vol. petit in-folio. Reliure
éditeur, demi-veau brun, dos à nerfs, titre et fleurons dorés, plats
entoilés, titre doré sur le plat supérieur.
Collection complète hebdomadaire comprenant 23 numéros du 6 avril
1889 au 28 septembre 1889. Chaque numéro comprend 4 feuillets.
Revue publiée sous la direction d’André Henry. Rédacteur en chef : G.
Albert Aurier, secrétaire de rédaction : Julien Leclerc.
Illustrations de Schuffenecker, Redon, Némo, Emile Bernard, Rouault.
Avec deux illustrations de la Tour Eiffel par Redon et Rouault.
Paul Gauguin y présente deux bois : « Aux roches noires », « les
faneuses ». Il y rédige également deux articles : « Notes sur l’Art à
l’Exposition universelle », « Qui trompe-t-on ici ».
Aux Roche noires servit de frontispice au Catalogue de l'Exposition de
Peintures du Groupe Impressionniste et Synthétiste, en 1889.
Ce journal contient également la première critique favorable à Vincent
Van Gogh.
« Le premier, Albert Aurier sut reconnaître en Van Gogh et Gauguin
deux géants de l’art de son temps. Il fut comme l'a dit son ami Rémy
de Gourmont «un grand déchiffreur de tous les hiéroglyphes de l'art». »
Pierre Rémerand.
"Le Moderniste illustré" sera "le représentant consciencieux, et
incontestablement très utile de toutes les Inutilités vitales". Il invite ses
amis à y collaborer. Dans la chronique appelée «En quête de choses
d'art» des 13 avril et 11 mai 1889 et sous le pseudonyme de Luc le
Flâneur, il rend compte de ses visites dans les galeries dont celle de
Tanguy : "Voici les toiles de Vincent, formidables de fougue, d'intensité,
d'ensoleillement". Le 27 juin 1889, Aurier fait un compte-rendu détaillé
sous le titre «Concurrence», de l’exposition du café Voploni, regroupant
Gauguin (avec 14 toiles), Bernard (20 toiles), Schuffenecker, Laval, Roy,
Anquetin, de Monfreid et Fauché. Ce fut le premier article à paraître et
certainement le plus lucide parmi ceux parus dans la presse symboliste.
4 000 / 5 000 €
40
/
28 NOVEMBRE 2019




