Catalogue de vente des 5 et 6 novembre 2015
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FAUTEUIL DENTAIRE DE MORRISON
Bois, fonte, velours cramoisi.
1868.
Longueur du fauteuil déployé : 170 cm ; largeur : 57 cm.
Le présent modèle présente de nombreuses innovations notamment
au niveau du piétement. En effet, sa forme en étoile à quatre branches
permet une meilleure approche du malade que celui formé de quatre
pieds équidistants. La colonne centrale aboutit à un mécanisme à
rotule qui solidarise la base au corps du fauteuil en assurant son incli-
naison dans toutes les directions. Le blocage s’effectue à l’aide d’une
pédale.
Totalement réglable en hauteur, le mécanisme de levage est situé au
niveau du dossier composé d’un système à crémaillères et roue crantée
à rochet dont l’axe supporte la manivelle. Le dossier, en bois capitonné
de velours, comprend une partie coulissante qui permet de faire varier
sa hauteur. Les accoudoirs sont réglables en hauteur et escamotables.
Têtière à rotule, ses deux faces peuvent s’inverser pour assurer un meil-
leur redressement de la tête du malade et un meilleur accès aux dents
mandibulaires. L’ensemble est complètement basculable.
Ce véritable modèle ergonomique a été conçu par James Beall Morrison
(1829-1917), pionnier qui contribua grandement au développement
de l’aménagement opératoire du cabinet dentaire. Apprenti à partir
de 1848 auprès de plusieurs dentistes renommés de l’Ohio, James B.
Morrison est issu d’une famille de fabricants (son père fabriquait du
matériel agricole et des wagons, son oncle était horloger) et confec-
tionna lui-même le prototype de ses inventions. En 1857, il s’associe
avec son frère, le Dr William Morrison. En 1862, il s’établit à Paris
en tant que collaborateur d’un dentiste américain de la capitale, le
Dr H. J. Kellops de Saint-Louis. Il se rend ensuite à Londres pour
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exercer pendant six ans au côté de praticiens prestigieux. C’est lors
de son séjour à Londres que Morrison présente son premier fauteuil à
l’
«
Odontological Society » qu’il fit breveter avant son retour aux États-
Unis.
Morrison fut le premier à préconiser un fauteuil permettant de
travailler à la fois en posture debout et assise afin de préserver la santé
de l’opérateur tout en assurant une meilleure efficacité de son travail.
Malgré de nombreux avantages, il semble que ce fauteuil ait été peu
vulgarisé d’où sa rareté.
Modèle en bon état de fonctionnement, légères usures.
Charles Turner, Seventy-five years of dental education and législation
in the United-States Dental Cosmos, 1920, Vol. LXII, n°1, pp. 56-64.
James B. Morrison, Chronique nécrologique – Dental Cosmos, march
1918, Vol. LX, n° 3, pp. 269-270.
3 000 / 5 000
249 bis. PANTOGRAPHE
Simple perfectionné
Gavard Adrien, Fourn. r du Dépôt de la Guerre, rue Ventadour 6, à
Paris, 1848.
Grand pantographe en laiton signé Gavard Adrien à Paris. Complet de
ses accessoires. Cet instrument inventé à la fin du XVIII
e
siècle servait à
copier un dessin, en l’agrandissant ou en le diminuant, tout en conser-
vant les proportions originales grâce aux propriétés de l’homothétie.
Accompagné de son mode d’emploi et d’une feuille de notes explica-
tives.
Gavard Adrien (1794-1871) fut fournisseur du dépôt général de la
guerre, renommé pour ses pantographes.
Signature très précoce.
Voir la reproduction.
3000 / 5000 €




