Catalogue de vente des 5 et 6 novembre 2015
20
80.
▲
[
Jeanne d’Arc
].
HORDAL
(Jean). Heroinæ nobilissimæ
Ioannæ Darc Lotharingiæ vulgo Aurelianensis puellæ historia.
Ponti-
Mussi, apud. M. Bernardum, 1612. In-4, [8] f. (dont le titre gravé), 251
p., [1] f. (privilège), reliure de l’époque plein vélin souple ivoire (manques
en marge du f.*8 et du dernier f., f.*3 restauré en marge, traces de mouil-
lures pâles).
Unique édition imprimée à Pont-à-Mousson en Lorraine, de l’un des
premiers monuments typographiques érigés à la gloire de Jeanne d’Arc.
L’illustration comprend un titre-frontispice et deux beaux por-
traits de Jeanne d’Arc (dont un équestre) à pleine page gravés à
l’eau-forte par Léonard Gaultier.
Peu après l’assassinat de Henri IV, le pouvoir royal exhumait l’épopée
de Jeanne d’Arc. Jean Hordal, jurisconsulte et professeur à l’université
de Pont-à-Mousson, qui descendait du troisième frère de la Pucelle,
s’attacha à réunir l’ensemble des témoignages et des renseignements
épars sur l’héroïne. Il s’agit d’un des premiers ouvrages à présenter
la Pucelle qui n’avait fait l’objet que de chroniques manuscrites au
XV
e
siècle et dont la littérature ne devait s’emparer qu’au milieu du
XVIII
e
siècle.
(Brunet III, 334-335 : « ouvrage qui se trouve peu fréquemment » ;
Duportal 253 ; Beaupré 281-282).
Voir les reproductions.
800 / 1200 €
79.
▲
[
Chevalier d’Eon
].
HOMBERG
(Octave),
JOUSSELIN
(Fernand). Un aventurier au XVIII
e
siècle. Le chevalier d’Eon (1728-
1810). 2
e
éd.
Paris, Plon, 1904. In-8, (2] f., 312 p., 2 portraits et un
fac-similé h.-t., reliure de l’époque demi-chagrin noir poli, dos à 5 nerfs et
finement orné, auteur, titre et date dorés, tête dorée (léger frottement sur la
coiffe de tête, portraits brunis).
Exemplaire enrichi d’une lettre autographe
signée Dumorier,
adressée « à Mademoiselle la Chevalière d’Eon », datée du 12 octobre
1785. Une page écrite in-8, sur une double-page, la seconde demi-
page portant l’adresse, «
A son hôtel rue de Mesnil-Montant
». Dumorier
sollicite une entrevue avec la chevalière, pour le prince Schakowskoy,
faveur précédemment accordée à M. Bitaubé, sans doute à la demande
du même. En tête de la lettre, d’une autre main (très vraisemblablement
celle de la chevalière) : «
Rep.
[ondre]
que je l’attendrois Dim.
[anche]
entre 10 h. et 11 h. du matin
».
Il est joint également, de cette même main, un feuillet autographe (1
p. in-8), portant en titre : «
Réclamation
». «
Je ne cherche à faire de la
peine ni aux morts ni aux vivants, mais on ne me rend aucune justice, ni
sur mon empoisonnement réel, ni sur mon assassinat médité
[…]
La cour
de France ne m’a encore donné aucune réparation des maux irréparables
que l’on a fait tant à moi qua toute ma famille
».
Envoi autographe signé de Homberg, nom du destinataire effacé.
200 / 300 €
80
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