Catalogue de vente des 5 et 6 novembre 2015
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the late 1700s and early 1800s. The name “Dollond” became a synonym
for a telescope
. »
(The History of Telescopes and Binoculars: An Engineering Perspec-
tive John E. Greivenkamp and David L. Steed College of Optical Sci-
ences, University of Arizona).
Les ateliers Dollond furent le lieu de nombreuses innovations et
prouesses en matière d’optique. La lunette que nous présentons ici est
d’ailleurs un émouvant témoignage du travail d’exploration de Dol-
lond dans le domaine des instruments d’optique. Dollond semblait
encore vouloir défendre la théorie de la vision binoculaire de Ché-
rubin d’Orléans, théorie qui à la fin du XVII
e
siècle n’était pourtant
qu’un fantasme, devant la difficulté considérable de mise au point et
d’alignement de deux images avec une précision extrême exigée par la
vision binoculaire elle-même.
Nous ne connaissons pas d’autre exemplaire de cette lunette mais Peter
Abrahams dans son étude publiée en Mai 2002, «The First 300 Years
of Binocular Telescopes », décrit un téléscope binoculaire très sem-
blable à celui présenté ici : «
A binocular telescope with 50 mm objectives
was made by the shop of Peter Dollond, circa 1790. This instrument is far
more advanced than earlier designs. Interocular adjustment looks as if it is
accomplished with the rod on the side of the tube, engaging both the objec-
tives and the oculars in their tracks, presumably with a rack and pinion.
This beautiful telescope could possibly have triplet objectives of matched
focal length, although that might require virtuosity beyond even the best of
the 18th century opticians
. »
Rarissime instrument d’une facture précise, signé par l’un des plus
grands virtuoses de l’optique de la fin du XVIII
e
siècle.
Voir les reproductions.
15000 / 18000 €
219.
●
DOLLOND. LUNETTE ASTRONOMIQUE BINOCU-
LAIRE.
Laiton, verre et bronze.
Dollond, London, c. 1790.
Long. des tubes optiques : 73 cm. H. du pied : 36 cm. Diam. des objec-
tifs : 4,6 cm.
Daumas Maurice. Quelques fabricants d’instruments scientifiques an-
ciens. In: Revue d’histoire des sciences et de leurs applications. 1950,
Tome 3 n°4. pp. 364-370.
L’instrument est composé de deux lunettes à un tirage, composé de
quatre tubes de laiton, montés sur support permettant un réglage de
l’écartement oculaire par crémaillère, lui-même monté sur un pied tri-
pode en bronze pivotant sur un axe horizontal et sur un axe vertical.
Les trois pieds sont repliables.
L’objectif est enchâssé dans un anneau métallique que l’on nomme ser-
tissure. Il est vissé à l’extrémité d’un tuyau de laiton, noirci en dedans.
L’oculaire est serti à l’extrémité d’un tube plus étroit, pouvant s’enfon-
cer plus ou moins dans le tuyau, pour faire la mise au point.
Bonne optique.
La signature «Dollond, London » est gravée sur le laiton de l’un des
deux tubes oculaires.
L’Atelier des Dollond, ouvert en 1752 par le père John (1706-1761) et
le fils Peter (1730-1820), fut l’atelier anglais qui connut la production
la plus importante par le nombre sinon par la qualité durant toute
la deuxième moitié du XVIII
e
siècle. John Dollond fut le premier à
exploiter commercialement la fabrication des objectifs achromatiques.
«
Dollond went on to become the dominant manufacturer of telescopes in
219




