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171

MACHIAVEL (NICOLAS)

Le Prince.

Paris, Charles Estienne, 1553

. In-4, maroquin rouge, cadre dessiné par des filets

à froid, petit cartouche central avec fleuron doré au milieu, dos orné, dentelle intérieure,

tranches dorées sur marbrure (

E. Thomas

).

4 000/5 000€

PREMIERE EDITION EN FRANÇAIS du célèbre

traité politique de l’humaniste Nicolas

Machiavel (1469-1527), ici dans la traduction

de Guillaume Cappel et sortie des presses de

Charles Estienne (Renouard, p. 104).

Deux traductions françaises de ce texte ont été

imprimées simultanément en 1553 : celle-ci, et

celle de Gaspard d’Auvergne, parue à Poitiers

chez les frères De Marnef.

Monument de la littérature italienne et texte

fondamental de la science politique,

Le Prince

livre les secrets de la conquête du pouvoir et

de sa conservation. Rédigé en 1513 et imprimé

pour la première fois en 1532, il est le fruit des

observations et des documents rassemblés

par Machiavel durant sa fonction de secrétaire

de la grande Chancellerie sous la république

de Florence entre 1498 et 1512. Cette édition

s’ouvre par un poème en grec de Jean Dorat et

une préface adressée

à Monseigneur Bertrand,

garde des Sceaux de France

, et se termine par

quatre pièces des poètes de la Pléiade : Muret,

Jodelle et Belleau.

Marges un peu courtes. Déchirure transversale

et petit manque de papier marginal restaurés

aux deux derniers feuillets.

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MACHIAVEL (NICOLAS)

Le Prince. – Les Discours, sur la premiere

decade de Tite Live, dez l’edification de la ville.

Paris, Pour Robert Le Mangnier, 1571

. — Histoire

florentine. Paris, Guillaume de La Noue, 1577.

Ensemble 2 ouvrages in-8, maroquin rouge,

armoiries centrales dorées sur une pièce ovale

noire, pièces de titre noires, triple filet intérieur,

tranches dorées (

Reliure moderne

).

2 000/3 000€

Première édition de la traduction de Jacques

Gohory (1520-1576), avocat, médecin

et alchimiste français qui joua un rôle

fondamental dans la découverte et la diffusion

de Machiavel en France. Elle est très estimée.

Chaque partie est en pagination séparée, avec

une page de titre particulière. Joli portrait de

Machiavel gravé sur bois, répété à la fin du

volume. Ex-libris manuscrit ancien masqué

sur le titre des

Discours

. Quelques annotations

anciennes. Première édition en français de

l’

Histoire florentine

, traduite par Yves de Brinon,

gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi,

avocat en Parlement et futur trésorier de

France. Elle est dédiée à Catherine de Médicis.

Il existe sous la même date, dotée du même

privilège (daté du 3 juin 1577), une édition

publiée chez Jean Borel à Paris sous le titre

Histoire de Florence

. Légère mouillure à la fin

du volume, petit manque de papier angulaire

au feuillet 9 ; petite retouche à la plume à

quelques lettres du feuillet 20 dont le texte

est un peu effacé.

RELIURE DE BONNE FACTURE, aux armes Du

Plessis Villoutreys.

174

MIRABILIS LIBER

qui p [ro] phetias Revelationesque […].

Paris,

Jean & Enguilbert de Marnef

, s.d. [au colophon] :

4 septembre 1523

. In-4 gothique, demi-

maroquin rouge à long grain avec coins, plats

recouverts de papier glacé lilas, roulette dorée,

dos lisse orné, non rogné (

Reliure de la fin du

XVIII

e

siècle

).

1 500/2 000€

Bechtel, M-356. — Moreau, t. III, n°550.

TRÈS RARE EDITION GOTHIQUE, la seconde

publiée par les De Marnef après celle de 1522.

Le

Mirabilis liber

est un recueil de prophéties

à caractère politique légitimant la vocation du

roi de France à devenir le monarque universel.

Il se divise en deux parties. La première,

toujours imprimée en textura, comprend des

traités en latin du pseudo-Methodius, du

pseudo-Augustinus et du pseudo-Severus, le

Pronosticatio

de Johannes Lichtenberger, le

Vaticinia

, attribué au pseudo-Joachim de Flore,

une prophétie relative au second Charlemagne,

ainsi que des fragments prophétiques de

divers auteurs tels Catherine de Sienne et

Savonarole. La seconde partie, strictement

en français et imprimée en lettres bâtardes,

annoncerait, selon une légende recopiée par

tous les bibliographes, la Révolution française

de 1789.

Comme le rappelle Guy Bechtel, il est pourtant

impossible de trouver annoncés ici quelque

événement précis ayant trait à cette date.

EXEMPLAIRE À TOUTES MARGES, RELIÉ À

L’ÉTRANGER AVEC GOÛT.

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MINGON (FRANÇOIS)

Commentaria in consuetudines ducatus

Andegavensis : opus summa vigilantia…

Paris,

Pierre Vidoue pour Jean Petit, 1530

. In-folio,

vélin souple, titre à l’encre au dos, tranches

rouges (Reliure moderne).

800/1 000€

Moreau, t. III, n°2212.

Première et unique édition des commentaires

sur la coutume d’Anjou de François Mingon (né

en 1480), jurisconsulte en poste au comté de

Beaufort. Celui-ci fut le premier commentateur

de cette coutume depuis sa réformation en

1508. L’ouvrage est imprimé en caractères

gothiques sur deux colonnes, le texte de la

coutume en français en gros caractères et les

commentaires latins dans un corps plus petit.

Le titre, imprimé en rouge et noir, est placé dans

un encadrement architectural gravé sur bois ; il

est orné de la marque typographique de Jean

Petit, laquelle est répétée à la fin du volume.

Quelques légères rousseurs. Titre un peu court

en tête, avec une partie de l’encadrement

coupée.

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