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OVIDE
Les Metamorphoses. Traduites en Prose Françoise ; et de nouveau soigneusement reveuës,
corrigees en infinis endroits. Avec XV discours contenans l’Explication morale et historique.
Paris, chez la Veuve L’Angelier, 1619
. Grand in-folio, maroquin brun, décor à la Du Seuil, dos
orné, dentelle intérieure, tranches dorées (
R. Petit
).
Reproduit volume 1, pages 142 à 145.
50 000/60 000€
Très belle édition de la célèbre traduction
française de Nicolas Renouard et premier tirage
des illustrations. Une première édition de cette
version en prose avait d’abord paru en 1617.
Magnifique illustration finement gravée en
taille-douce, comprenant un titre-frontispice
architectural par
Pierre Firens
d’après
Daniel
Rabel
, un portrait d’Ovide par
Jaspar Isaac
,
et 137 gravures dans le texte par
Isaac Briot,
Joannes Matheus, Michel Faulte
et
Pierre Firens
.
Les gravures non signées sont attribuées à
Crispin de Passe.
Un beau jeu d’alphabet historié et ornementé,
ainsi que de multiples bandeaux et culs-de-
lampe gravés sur bois complètent la décoration
du livre.
Outre
Les Métamorphoses
, et comme annoncé
au titre, le volume contient, avec un titre
particulier et une pagination séparée, d’autres
œuvres comme
Le Jugement de Paris
, les
XV
discours sur les Métamorphoses
, des
Epistres
traduites d’Ovide
, etc.
EXTRAORDINAIRE EXEMPLAIRE, IMPRIMÉ SUR
GRAND PAPIER, RÉGLÉ, AVEC TOUTES LES
GRAVURES ENLUMINÉES ET REHAUSSÉES D’OR A
L’ÉPOQUE, ET LES ORNEMENTS TYPOGRAPHIQUES
FINEMENT COLORIÉS.
Le coloris, dans des tons vifs et variés, parfois
tranchés, est admirable et a été exécuté avec
un grand sens artistique.
CE CHEF-D’ŒUVRE D’ENLUMINURE CONFÈRE À
CET EXEMPLAIRE UN CARACTÈRE UNIQUE ET NE
PEUT QUE SUSCITER L’ÉMERVEILLEMENT.
La signature apposée à la plume au verso du
dernier feuillet, sous le cul-de-lampe, est très
probablement celle de l’artiste. Nos recherches
sont restées vaines pour l’identifier. Si ce
n’est pas un
enlumineur de taille-douce
, qui,
comme son titre l’indique, était autrefois
chargé de mettre en couleur des estampes
ou les gravures de livres, il s’agit peut-être
d’un
enlumineur de cartes
comme ceux que
Johannes Blaeu employait au XVIIe siècle à
Amsterdam pour enluminer ses atlas. En effet,
la similitude du coloris entre notre frontispice
et ceux des atlas en couleurs de Blaeu
n’exclut pas cette hypothèse et ouvre une
piste de recherche pour tenter d’identifier ce
mystérieux artiste.
L’exemplaire provient de la bibliothèque
Ricardo Heredia (II, 1892, n°1538) et est cité
par Balsamo et Simonin dans leur étude sur les
Angelier, n°583.
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