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Dès sa levée d’écrou, en avril 1790, Sade s’inscrit à la Société des auteurs, même s’il n’a encore rien publié. Par

l’intermédiaire de la Présidente de Fleurieu, il entre en relation avec des Sociétaires de la Comédie-Française, à qui il

lit sa pièce historique Jeanne Laisné, qui doit être retravaillée avec d’être proposée. Le 3 aout la pièce le Suborneur

est reçue au Théâtre Italien. Le 17 août 1790, Le Boudoir est refusé par le Théâtre Français par 7 voix contre 5.

Soutenu par le comédien Naudet, il soumet le Mysanthrope à la Comédie Française, où le 16 septembre, elle est

reçue à l’unanimité !

« En juillet 1791, on lui demande de faire copier les rôles pour les comédiens ; il lui en coûte 23 livres et 15 sols, mais cela

prouve au moins qu’on ne l’oublie pas : les répétitions ne vont surement pas tarder ».

En octobre, surpris de n’avoir aucune nouvelle, Sade demande des explications à la Comédie Française qui lui

répond par ce petit mot : « Cet ouvrage ne fut reçu à l’ancienne Comédie-Française que pour procurer à l’auteur ses

entrées et dans l’espérance qu’il en substituerait un autre. L’administration du Théâtre-Français ne peut se permettre

de faire représenter aucun ouvrage douteux… ». Grosse déception de Sade, qui ne comprend pas cette réponse.

Maurice Lever, dans sa biographie, suggère

comme explication, que Sade, participant

aux travaux de la Société des auteurs, a voté,

lors d’un débat sur l’indemnité journalière à

accorder aux Comédiens-Français, pour

l’indemnité basse…

15 000 / 18 000 euros

A new play, the only one accepted by the

Comédie Française :

Comedy in 5 acts and in free verse, with intermissions.