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Pastourelles chantées par les villageois à l’arrivée du Marquis de Sade en
son château de La Coste à l’été 1765.
Un document in-8 en provençal complété par un document postérieur avec sa traduction en
provençal moderne.
Le château de La Coste entré dans la famille Sade en 1710 fut un endroit où le Marquis aimait à
se retrouver. Il y vécut de 1774 à 1778 en y donnant avec son épouse de nombreux bals et fêtes
et y avait passé avant une partie de son enfance et de sa jeunesse.
Aimant y séjourner, il n’avait pourtant aucune sympathie pour les habitants des alentours. Il fera
de nombreux travaux de restauration et y séjournera avec son épouse en 1771 après l’affaire
d’Arcueil, en 1772 après celle de Marseille et avant de partir en Italie.
C’est aussi dans ce château qu’il reviendra clandestinement en 1774 pour y vivre une vie retirée
imaginant les premières scènes qui donneront jour à son livre phare, Les cent vingt journées de
Sodome. Le château de Silling n’étant que la retranscription des pièces du château de La Coste.
Nous sommes avec ces pastourelles loin de l’univers sadien. Le Marquis n’a alors que 25
ans et il ne s’agit que de rendre hommage au fils du châtelain qui regagne sa demeure
(« Canssoun. Su l’aribado de moussu lou Marquis de Sado et su lou restabissanien de la
cantade moussu lou conté »).
Tout en reconnaissance « aux jeunes païsannes accourues à l’arrivée de Monsieur le Marquis » et
en déférence, « en se présentant devant Monsieur le Marquis pour le complimenter ».
Pourtant le licencieux n’est jamais très loin, lui qui cette même année 1765 invitera au château
de La Coste sa maîtresse Mlle La Beauvoisin au grand scandale de ses proches et du voisinage.
800 / 1 000 euros
Pastourelles sung by the villagers upon the arrival of the Marquis
de Sade at his Château de Lacoste during the summer of 1765.
8vo, document in Provençal complete with a later document including a translation in
modern Provençal.
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ESSIER
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