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S

OIT EN TOUT

84

FIGURES

(avec une gravure de plus que Cohen-de Ricci)

AUXQUELLES

S

AJOUTENT

8

FIGURES

DE

M

ARILLIER

. B

IEN COMPLET DE TOUTES LES

PAGES DE MUSIQUE REQUISES

R

ELIURES

DE

L

ÉPOQUE

. Maroquin citron, décor doré, armes au centre des plats, triple filet en encadrement avec

rosette aux angles, dos ornés à la grotesque, tranches dorées. P

ROVENANCE

: Béatrix de Choiseul-Stainville (1729-

1794), duchesse de Gramont (armes). Cet exemplaire ne figure pas dans la liste d’Ernest Quentin-Bauchart

Quelques charnières fendues et coins émoussés, dos usés, quelques éclats. Quelques brunissures, petites taches ou trous de vers à l’occasion,

petit manque de papier dans la marge inférieure de la p. 322 (t. 8), déchirure sans manque p. 491 au t. 9, qualité de contrastes des planches

des trois premiers volumes inférieure à celle des suivants

“Laisser à l’Avenir un monument qui fasse connaître les diverses formes sous lesquelles on a vu le

Théâtre de la

Foir

e” (Alain-René Lesage,

Préface

).

À l’image de toute une société ultra réglementée, la Comédie-Française s’opposa plusieurs fois, au nom de son monopole,

au succès du théâtre de foire. Elle lui imposa par un arrêt du parlement ubuesque l’interdiction de tous les dialogues

parlés. Cela donna naissance à ce curieux théâtre

par écriteaux

introduit à la Foire Saint-Germain en 1710 ou, encore,

entraîna l’usage du chant mêlé à l’action théâtrale. Dans les premiers volumes, un certain nombre de pièces sont ici dites

“à écriteaux”. Les écriteaux étaient des couplets écrits sur une pancarte qui, le moment venu, se déroulait aux yeux du

public, au-dessus de chaque acteur. L’orchestre jouait la musique ; les spectateurs chantaient les paroles du rôle que

l’acteur jouait. Les autres pièces étaient chantées par les acteurs eux-mêmes. Chaque tirade obéissait à un air dont le

numéro renvoie aux pages de mélodies gravées à la fin des volumes. Puis, grâce à des auteurs de talents, comme Lesage,

le théâtre de foire se transforma en vaudeville et opéra-comique. D’où le titre de ces volumes et l’évolution de leur

contenu. Ce recueil est très rare. On ne recensait jusqu’ici que l’exemplaire en veau deMarie-Antoinette auquel il manquait

huit planches et l’intégralité des cahiers de musique dans le premier volume (Christie’s Paris, 11 décembre 2008, lot 9).

Enfin, la duchesse de Gramont, née Choiseul-Stainville, rassembla à l’intérieur de sa bibliothèque déjà particulièrement

intéressante (par le contenu, pour une fois), une collection de premier plan sur le théâtre. Son exemplaire des œuvres de

Marivaux, auteur si difficile et si important à posséder dans une collection littéraire, est connu.

R

ÉFÉRENCES

: Cohen-de Ricci 637-639 -- cf. la réédition du

Théâtre de la Foire

en 2014 chez Gallimard par Dominique Lurcel -- cf. sur youtube

la

Forêt de Dodone

par la Compagnie Jean-Louis Barrault

3 000/5 000 €

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