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Livres modernes
165.
PICABIA (Francis).
391.
Barcelone : Galerie Dalmau, 1917. — 4 livraisons in-folio. En feuilles.
6000 / 8000€
Rarissime ensemble des 4 premiers numéros de cette célèbre revue dada publiée sous la seule responsabilité de Francis
Picabia. La collection complète comptera 19 numéros publiés irrégulièrement à Barcelone, New York, Zurich ou Paris de
janvier 1917 à novembre 1924.
Ces 4 premiers numéros sont les 4 publiés à Barcelone, imprimés par Oliva de Vilanova à 500 exemplaires numérotés ; ils
sont ainsi composés :
- N°1. 25 janvier 1917, 2 ff. : Textes de Marie Laurencin (
Madrid
), Max Goth (
Signaux d’astres
) et Francis Picabia (
Revolver
et
Odeurs de partout,
ce dernier signé du pseudonyme Pharamousse). — Illustrations de Francis Picabia («Novia. Au premier
occupant ») en couverture, Marie Laurencin (« Janine et Marie ») et Max Goth (portrait de Picabia).
- N°2. 10 février 1917, 2 ff. : Textes de Francis Picabia (
Convulsions frivoles
), de Max Jacob (
Atlantide
) et de Max Goth
(
Black and White
et
D’un certain esprit
…). — Illustrations de Francis Picabia (« Peigne »), Otho Lloyd et Olga Sackaroff. Petit
manque angulaire, de petites déchirures sur les bords, sans gravité.
- N°3. 1
er
mars 1917. 4 ff. : Textes de G. Ribemont-Dessaignes (
Civilisation
), Francis Picabia (
Singulier idéal
), Max Goth
(
Avoir une île… et rendre la justice et Chronique d’Abraham
) et Gabrielle Buffet (
Cinématographe
). La dernière page contient
un texte anonyme intitulé
De nos envoyés spéciaux.
— Illustrations de Francis Picabia : « Flamenca », en couverture, avec
rehauts d’or et d’argent ; « gloire au poète » ; «Marie [Laurencin] », en noir et bleu ; « Lampe illusion », à pleine page. Petite
déchirure à la pliure centrale, deux petites auréoles claires sur le bas du premier feuillet, sans gravité.
- N°4. 25 mars 1917. 4 ff. : Textes de Francis Picabia (
Bossus, Horreur du vide, Petite maison, Magic City
et
D’une ville
infortunée
), Max Goth (
Romance 1912
et
Fatigue
), Guillaume APOLLINAIRE (
L’Horloge de demain
, calligramme imprimé
en rouge et noir avec rehauts d’or et d’argent) et Marie Laurencin (
Le Calmant et Lion
). — Illustrations de Francis Picabia
(« Roulette », en couleur), Marie Laurencin («Musique ») et Otho Lloyd, (« Évolution »). Pliure centrale en grande partie
déchirée, premier et dernier feuillets salis, restes et traces d’une ancienne étiquette collée au verso du dernier feuillet.
Le calligramme d’Apollinaire est l’un des plus beaux qu’il ait jamais composé mais ne figurera pas dans son recueil
Calligrammes
qui paraîtra l’année suivante.
Georges Hugnet apporta cette précision quant à l’histoire de cette revue : « Faisant suite à 291, la revue d’art moderne
d’Alfred Stieglitz, les premiers numéros de 391 sont le reflet des idées de son directeur (Francis Picabia), de son esprit
négateur et de son parti pris d’anti-peinture, et peuvent être considérés sous cet angle comme pré-dadaïstes » (
Dictionnaire
du dadaïsme,
1976, p. 331).
Exemplaires bien conservés malgré les défauts mentionnés. Ils présentent tous des traces de pliures.




