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Livres Anciens
83.
SCHEUCHZER (Johann Jacob).
Herbarium diluvianum. Editio Nivissima, duplo Auctior.
Leyde : Pieter Van Der Aa, 1723.
— In-folio, 361 x 222 : portrait,
titre gravé, (2 ff.), 119 pp., (2 ff.), 14 planches. Basane marbrée, dos
à nerfs orné (
reliure de l’époque
).
800 / 1000€
Seconde édition de cet important ouvrage sur les plantes fossiles.
Médecin et naturaliste suisse, Joann Jacob Scheuchzer (1672-1733) est l’un
des fondateurs de la cristallographie moderne. Ses recherches, avec celles
de John Woodward, contribuèrent à faire admettre l’origine organique
des fossiles en considérant ces derniers comme des restes d’animaux
et de végétaux victimes du Déluge de Noé. Cet ouvrage, paru pour la
première fois en 1709, fait partie de la série d’études qu’il publia sur ce
sujet, avec notamment son
Piscium Querelae et Vindiciae
(1708) (
Doléances
et Revendications des Poissons
) ou encore son
Homo Diluvii testis
(1726)
(
L’Homme témoin du Déluge
)
.
Cette seconde édition a été enrichie d’un essai de classification des plantes
fossiles selon la méthode de Tournefort, ce qui fait que Scheuchzer est
considéré par certains comme le fondateur de la paléobotanique.
L’édition est illustrée d’un portrait de l’auteur gravé par Nutting d’après
Johann-Melchior Füssli (1677-1736), d’un titre avec vignette représentant
le déluge, gravés par Huber d’après Füssli, d’une vignette non signée sur
le titre imprimé et de 14 planches gravées par Huber représentant plus de
80 fossiles.
Reliure habilement restaurée, présentant plusieurs manques, dos rapporté.
84.
SILVATICO (Matteo).
Opus Pandectarum Matthei Sylvatici cum Quotationibus
auctoritatum Ply[ne] Gal[ien] et aliorum in locis suis: necnon cum
Simone Januense:ac Tabula.
Venise : Simone Luere, 12 janvier 1511.
— In-folio, 290 x 212 :
198 ff. Cartonnage à la bradel, dos lisse, tranches mouchetées
(
reliure du XX
e
siècle
).
1000 / 1500€
Édition rare de cette œuvre dédiée au roi Robert d’Anjou (1278-1343).
Botaniste et médecin de Salerne, Matteo Silvatico (12..-1340?) termina la
rédaction de cet ouvrage en 1317. Il s’agit d’une compilation de matières
médicales présentée sous la forme d’un lexique encyclopédique. Il
contient des centaines de chapitres rangés par ordre alphabétique décrivant
principalement les vertus des plantes, mais également celles des minéraux
et des animaux. L’auteur y donne l’étymologie des noms, en latin, en grec
et parfois en arabe, notamment pour les plantes. Les descriptions sont
essentiellement copiées ou tirées de Simon de Gènes, de Dioscoride et,
pour la source arabe, de Sérapion le jeune, mais proviennent également de
l’expérience personnelle de l’auteur. Ce dernier cite également Hippocrate,
Galien, Démocrite, etc. pour les grecs, Celse et surtout Pline pour les
latins, et Avicenne, Mesue (
Yaḥyā Abū Zakarīyā Ibn Māsawayh
), etc. pour
les arabes.
L’édition princeps parut à Naples en 1474 ; celle-ci, sortant des presses
vénitiennes de Simone Luere, est imprimée en lettres gothiques sur deux
colonnes. Elle comprend 702 chapitres suivis de la table. Non illustrée,
elle possède tout de même de jolies lettrines dont la première représente
sans doute un portrait de l’auteur.
Exemplaire comprenant de nombreuses notes de l’époque dans la marge
ainsi que de nombreux passages soulignés. On y trouve également
plusieurs manchettes.
Cartonnage sali, accroc à la coiffe de tête. Quelques rousseurs éparses
et petites mouillures marginales. Certaines notes dans la marge ont été
coupées par le relieur.
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