63
Livres Anciens
85.
TOLOMEI (Claudio).
Delle lettere di M. Claudio Tolomei libri VII. Con nuova aggiunta ristampati,
& con somma diligenza da molti erroti corretti.
Venise : Altobello Salicato, 1572
. — In-8, 152 x 100 : 296 ff., (8 ff. dernier blanc).
Maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos lisse orné
d’un semé de fleurs de lys et de deux monogrammes YY et BB, tranches dorées
(
reliure du début du XVII
e
siècle
).
1000 / 1500€
Nouvelle édition, augmentée, des lettres du philologue, juriste, homme
politique et homme d’église italien Claudio Tolomei (1492-1556).
Ce dernier était considéré comme l’un des esprits les plus brillants de son
époque ; il entra successivement au service du pape Clément VII, du cardinal
Hippolyte de Médicis et de Pierre-Louis Farnèse, et devint évêque de Corsola.
En parallèle à ses fonctions, il consacra une partie de son temps à la défense
de la langue italienne et fonda l’Accademia della Virtu destinée à encourager
l’étude des lettres et plus particulièrement Vitruve et les antiquités de Rome.
Ses différentes fonctions lui permirent de rencontrer nombres de personnalités
importantes telles que L’Aretin, l’évêque de Brescia, Paul Manuce, Giovanni
Francesco Bini, Giovanni Battista Grimaldi, etc. qui figurent parmi les
destinataires des lettres contenues dans cette riche correspondance érudite.
L’ouvrage paru pour la première fois en 1547. Cette édition vénitienne de
1572 est imprimée en caractères italiques ; divisée en 7 parties, elle contient
plus de 350 lettres et possède une carte gravée sur bois dans le texte (f.
190v°) montrant notamment le mont Argentaro en Toscane.
PRÉCIEUX EXEMPLAIRE entièrement réglé, relié au XVII
e
siècle en maroquin rouge AUX CHIFFRES PRÉSUMÉS
D’ÉLISABETH DE FRANCE (1602-1644), également appelée Élisabeth de Bourbon ou Isabelle de Bourbon. Fille de Henri IV et
de Marie de Médicis, elle devint de 1621 à sa mort reine consort d’Espagne, de Portugal, de Naples et de Sicile et duchesse consort
de Bourgogne et de Milan.
Cette reliure daterait d’avant 1621 et peut-être même d’avant le mariage d’Élisabeth avec le futur roi Philippe IV d’Espagne en
novembre 1615. Le dos porte effectivement un semé de fleurs de lis et des chiffres YY et BB entrelacés, non répertoriés par OHR.
Dans l’histoire des monogrammes, le Y renvoi au nom d’Élisabeth, comme le signale Bouvenne dans son ouvrage
Les Monogrammes
historiques d’après les monuments originaux
, 1870, page 177 : « Élisabeth était le nom primitif dont Isabelle, Élisa, Lise font autant
de formes françaises primitives plus ou moins modifiées. C’est ce qui explique souvent l’y dans les monogrammes pour les noms
d’Élisabeth. » Ce chiffre est alterné avec celui des Bourbons symbolisé par 2 B en capitales dont l’un retourné que l’on retrouve
également sur des reliures aux chiffres de Jeanne-Baptiste de Bourbon (1608-1670), demi-sœur d’Élisabeth (cf. OHR, 2619). Cette
provenance, si elle est avérée, est d’une extrême rareté.
Charnières et coins très habilement restaurés, traces sombres sur les plats.
85
85




