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115

histoire

1183

DUPONT (de l’Eure)

Jacques-Charles

(1767-1855)

homme politique, Président du

Gouvernement provisoire en 1848

.

15 L.A.S. « Dupont » et 1 L.S. «

Dupont de l’Eure », Paris et Rouge-

Perriers 1829-1845, la plupart à son

compatriote et ami Louis FOCET,

négociant à Bernay (Eure) ; 40 pages

in-4 ou in-8, nombreuses adresses.

800 / 1 000 €

Correspondance amicale et politique

,

faisant allusion à des parents et compatriotes

de Dupont ou de Focet, et à leurs

propres affaires (un procès de Focet, des

intrigues sous-préfectorales à Bernay, des

commissions), mais témoignant aussi de son

activité et ses opinions politiques.

Dupont intervient auprès de BOURDEAU,

sous-secrétaire d’État à la Justice, en faveur

d’une pétition (6 mars 1829)… Satisfaction

quant aux prochaines législatives : « Si

cela continue, la majorité excèdera 221 et

sera bien menaçante pour notre exécrable

ministère. […] La grande affaire pour nous

sera de le vaincre, si cela est possible,

jusques dans son dernier retranchement

du double vote » (27 juin 1830)… Compliments

à son collègue Gattier, sur son élection (25

juillet 1830)… Regrets aux libraires-éditeurs

Treuttel et Wurtz, de ne pouvoir continuer la

souscription ministérielle à la

Législation

du

baron Locré (11 octobre 1830)… Vif soutien aux

fidèles Polonais : « Aujourd’hui que les plus

grands malheurs les menacent, nous devons

non seulement former des vœux pour leur

succès dans la guerre atroce qu’ils vont

avoir à soutenir, mais les secourir de tous

nos moyens. Leur cause est la nôtre ; elle

est sacrée pour tous les amis de la liberté.

Vous savez que des souscriptions s’ouvrent

à Paris pour eux. J’ai écrit à notre illustre ami

le général LAFAYETTE de me faire inscrire

pour une somme de deux cents francs »

(5 février 1831)… Il regrette que leur ami

DUBOIS soit obligé de « se soumettre à

la volonté arbitraire et capricieuse d’un

gouvernement aussi ignoble que le nôtre.

[…] je suis plus malheureux que je ne puis

vous le dire d’être condamné à vieillir au

milieu de la Chambre dont je fais partie.

J’en suis excédé »… Il donnerait beaucoup

pour une dissolution ; la députation

est devenue pour lui « un fardeau »

(12 février 1833)… Il est toujours peiné pour

Dubois : « N’est-il pas déplorable d’être

fonctionnaire à ce prix et d’être réduit à obéir

aux caprices d’un Thiers ou d’un d’Argout ?

Et voilà ce qu’a produit pour les patriotes la

Révolution de juillet ! Pour mon compte, j’en

suis bien désenchanté et je n’en fais plus de

différence avec la Restauration » (10 mars

1833)… La montée de l’influence d’Auguste LE

PRÉVOST a déterminé Dupont à renoncer

à la candidature à la députation ; souvenirs

de combats électoraux passés (21 novembre

1833)… Envoi à Jules TASCHEREAU de la

copie de sa lettre à Georges Lafayette et

César Bacot [témoins de son parent et

collègue François-Charles Dulong, dans

son duel fatal contre le général Bugeaud]

(1

er

mai [1834])… Remerciement à Armand

DUTACQ de ses efforts pour lui procurer

une action au journal

Le Droit

; il ira voir

LEDRU-ROLLIN (26 décembre 1835)… Etc.

On joint

un portrait lithographié par Delpech,

signé par Dupont ; et une L.A.S. de Louis

LEGRAND (1842-1910) à M. Madeline, artiste

peintre.