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les collections aristophil
1064
LOUIS XIV
(1638-1715)
Roi de France.
L.A., Saint-Germain en Laye, 18 juillet 1662, à Hugues de
LIONNE, ministre des Affaires étrangères ; 1 page in-4,
adresse « A Lionne » avec cachets de cire rouge aux armes
sur lacs de soie rouge (cote d’inventaire en marge).
6 000 / 8 000 €
Rare instruction diplomatique du jeune Roi.
[La mort de Mazarin l’année précédente avait permis à Louis XIV de
diriger lui-même les affaires de l’État. Mais le cardinal avait désigné
Hugues de LIONNE (1611-1671) comme seul capable de mener les
Affaires étrangères. Une des premières préoccupations du souverain
avait été de fortifier en sous-main le Portugal contre l’Espagne et
l’angleterre, avec l’aide de TURENNE.]
« Je nai rien a adjouster a ce que je vous dis ier au soir sur laffaire
que vous savés. Vous pouvés encore tesmoigner que je serai bien
aise [den]tendre parler de la proposition quon me fait et il ne faut
pas perdre de temps. Je trouvé M
r
de Turenne en arivant et comme
il avoit veu le billet quon vous avoit escrit jai creu que je luy devois
dire quelque chose de ce que javois apris. Je luy ai donc dit que
ce gentilhomme estoit venu pour parler de quelque secours pour le
Portugal et quil sestoit laissé entendre quon pourroit faire quelque
accomodement pour Dunkerque mais que je croiois quil le disoient
pour faire que je les assurase plus volontiers. Je vous mande tout
se detail pour que vous ne soiés pas embarrasé si M
r
de Turenne
vous parloit et que vous lentreteniés dans la mesme conformité ».
1065
LOUIS XIV
(1638-1715)
Roi de France.
L.A., « ce vendredi » [1663], à HENRIETTE D’ANGLETERRE ; 1
page et demie in-4, adresse « A ma seur », cachets cire noire
aux armes (brisés).
7 000 / 8 000 €
Jolie lettre à sa belle-sœur Henriette d’Angleterre, Madame,
duchesse d’Orléans.
« Les grottes et la fraischeur de St Clou ne me font point souhaitter
dy estre car nous avons des lieux ici assés beaux pour nous consoler
de ni estre pas, mais la compagnie qui sy trouve est si bonne quelle
me donne des tentations furieuses de mi trouver et si je ne croiois
vous voir demain je ne sait quel parti je prendrois et si je pourrois
menpescher de faire un voiage aupres de vous faittes que touttes
les dames ne moublie pas et vous souvenir de lamitié que je vous
ai promise elle est telle quelle doit estre pour vous plaire. Si vous en
avés envie que jen aie beaucoup pour vous assurés fort mon frere
de mon amitié ».




