Background Image
Previous Page  132 / 152 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 132 / 152 Next Page
Page Background

130

98 MAURRAS (Charles). Le Cintre de Riom. S.l. [Genève],

Les Trois Anneaux, 1949.

In-4 (280 x 188 mm), maroquin

aubergine, plats ornés de trois anneaux concaténés en maroquin lavallière mosaïqué entourés de rayons de points

dorés, dos lisse titré orné de points dorés, coins de la bordure intérieure soulignés de filets dorés, doublure et gardes de

daim beige, couverture et dos, tranches dorées sur témoins, étui de balsa assorti, boîte moderne en toile bleue (

Gras

)

.

Édition originale.

Ce recueil de poèmes composés à Riom, en prison, forme le deuxième

Cahier des Trois anneaux

, après

Antigone Vierge-

Mère de l’Ordre

publié en

1948

.

Un des

75

exemplaires de tête sur marais à la cuve d’un tirage total à

575

exemplaires numérotés.

Séduisante reliure allusive de Madeleine Gras aux trois anneaux rayonnants.

D’abord relieur amateur, Madeleine Gras (

1891

-

1958

) exposa au salon de la Société nationale des Beaux-Arts en

1922

, puis

à l’Exposition des Artistes décorateurs en

1928

et les années suivantes. Artisan professionnel à partir de

1942

, elle exerça

jusqu’en

1958

. Après l’École des Arts décoratifs, elle passa quelques années dans l’atelier d’Henri Noulhac et commença à

travailler pour différents collectionneurs, dont les David-Weil.

« Moderne sans exagération ni cubisme, ses efforts tentent à s’affranchir des influences extérieures, notamment de celle

de Pierre Legrain, et à se créer une personnalité propre » (Crauzat).

« Née dans un milieu artiste, elle marie avec une grande finesse les matières et les couleurs, ne se départissant jamais d’une

sobriété qui marquera les époques à venir… Elle se fait plus classique après la Seconde Guerre mondiale, mais reste

toujours élégante et inventive » (Yves Peyré).

« Après la guerre, écrit Julien Fléty, ses thèmes de décor, exécutés par des doreurs tels que J. Fache, allient à l’inspiration la

plus heureuse la perfection technique de l’exécution. »

Bel exemplaire, au dos légèrement éclairci néanmoins.

Crauzat, II, 160-161 – Devauchelle, III, 260-261 – Fléty, 84 – Peyré, 188.