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48 LEVESQUE (Pierre) et Jean-Louis BÊCHE. Solfèges d’Italie, avec la basse chiffrée, composés par Leo, Durante,
Scarlatti, Hasse, Porpora, Mazzoni, Bernacchi, David, Perez &c.
Paris, Cousineau ; Versailles, les éditeurs,
s.d. In-4
oblong (250 x 325 mm), maroquin rouge, triple filet doré, grande fleur aux angles, armoiries au centre, dos orné aux
petits fers, pièce de titre de maroquin fauve, filets sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (
Reliure de
l’époque
)
.
Célèbre recueil de musique italienne, dont la mode atteignait alors son apogée, dédié aux premiers Gentilhommes de la
Chambre par Pierre Levesque et Jean-Louis Bêche, ses éditeurs, qui étaient maîtres des pages de la Musique du roi.
Entièrement gravé sur cuivre par
Parison
, avec le concours de
Drouët
pour la lettre, l’ouvrage est orné d’un beau titre gravé
par
J.-B. Metoyen
.
Il se compose de quatre parties joignant à la musique notée des solfèges l’explication des techniques musicales permettant
d’interpréter cette musique. La première partie contient les principes de musique qu’il est indispensable d’apprendre avant
de commencer à chanter ; la seconde présente toutes les clefs et les trois mesures usitées avec leurs composés ; la troisième
donne, avec une difficulté graduelle, les solfèges sur tous les tons suivant l’ordre des dièses et des bémols ; la quatrième,
enfin, intitulée
Solfeggi a due vocci del signore David Perez
et présentée sous pagination séparée, renferme douze solfèges
en trio composés chacun de trois morceaux.
Bel exemplaire de dédicace aux armes d’Antoine de Vignerot du Plessis (
1736
-
1791
), duc de Fronsac puis de
Richelieu, premier gentilhomme de la Chambre du roi de
1756
à
1791
, en survivance de son père, le maréchal-duc Louis-
François-Armand de Richelieu, qui avait occupé cette charge de
1744
à
1756
. Maréchal de camp, puis lieutenant général des
armées du roi en
1780
, Antoine de Richelieu avait également acquis de son père l’honneur de porter dans ses armes la croix
de Gênes que ses exploits militaires dans cette cité avaient valu au maréchal-duc dès
1748
.
Exemplaire bien conservé, en dépit de petites restaurations et reteintes à la reliure et quelques taches et traces d’humidité
éparses. Déchirure dans la largeur des pp.
25
-
26
, réparée ; trou supprimant quelques notes aux pp.
105
-
106
.
Exposition : Une vie, une collection, n°36.




