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120.

Maurice RAVEL

. L.A.S., 30 janvier 1928, à un ami [René Polain, premier violon du Boston SymphonyOrchestra] ;

3 pages in-8, en-tête

San Francisco Overland Limited

.

2 000/2 500

« Et je veux remercier personnellement l’aimable Mentor, moins sévère heureusement que le vrai, qui n’a pas peu

contribué à me faire goûter le charme de Boston. Tout s’est bien passé à Chicago et à Cleveland ; ici la tâche de l’orchestre était

singulièrement difficile : programme entièrement inconnu de la plus grande partie des musiciens. J’ai emballé la

Valse

en 4

e

. Les

Valses nobles…

ont parfaitement sonné, et vous savez que c’est l’une de mes œuvres les plus difficiles à mettre au point. À ce

sujet, j’écris directement à Koussevitzky pour le remercier de son obligeance qui a sauvé la situation. J’espère qu’on lui a bien

exactement renvoyé le matériel. À bientôt, en France, peut-être encore en Amérique »…

Reproduction page 51

121.

Maurice RAVEL.

L.A.S., Le Belvédère, Montfort l’Amaury 5 décembre 1930, à l’imprésario belge Georges

Vriamont ; 2 pages oblong in-12 à son chiffre.

800/1 000

« Du train dont il allait, le

Concerto

devait être achevé bientôt. J’avais compté sans la fatigue qui m’a pris brusquement. Sous

la menace de peines terribles : anémie cérébrale, neurasthénie, etc., il m’est ordonné de me reposer et surtout de dormir, ce dont

je commençais à perdre tout à fait l’habitude. Je pourrai reprendre bientôt mon travail mais avec plus de modération. Il faut en

prendre mon parti : le

Concerto

ne sera pas terminé pour cette saison »…

122.

Maurice RAVEL

. L.A.S.,

Le Belvédère, Montfort-l’Amaury

23 juillet 1925, à Roland-Manuel, à Guéthary ;

carte postale illustrée (vitrail de l’église de Montfort-l’Amaury) avec texte et adresse au dos.

700/800

« Le boulot ? je ne f… rien, mais je vais peut-être f… une opérette. Tout mon temps est consacré à la Cosse et à surveiller les

fantaisies de Jazz, qui connaît un nombre infini de trucs. Il n’y en a qu’un qu’il ne sache pas faire, mais il n’a que 2 mois. Irai-je

boire le vin d’Iruleguy cette année ? Je commence à en désespérer »…

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