28
80.
Henri BÉRAUD
. 3 manuscrits autographes signés d’articles de
Gringoire
, septembre-octobre 1939, sur le début
de la guerre et contre la censure (au crayon, chacun complété des notes autographes préparatoires, du tapuscrit
corrigé, et de coupures de presse documentaires).
400/500
Au nom d’un qui s’en va
(
21
p.),
Durs de la feuille
(
25
p., vigoureuse attaque contre Hitler),
Un coup de blanc
(
25
p.).
81. [
Henri BÉRAUD
]. Correspondance 1939.
300/400
Dossier de lettres et télégrammes reçus lors du grave accident automobile de Béraud avec sa Talbot. On relève des lettres de
Roger Allard, Albert Beugras, Abel Bonnard, Abel Gance, Mado Fernand Point, Roger Roy, Tigre de Régnier, Jules Teulade, etc.
82.
Henri BÉRAUD
.
Traîtrophiles
. Manuscrit autographe signé, 1940 ; 41 pages in-8 au crayon, montées sur onglets
et reliées avec d’autres pièces en un vol. in-4 demi-percaline rouge.
200/300
Article violemment anti-gaulliste publié dans
Gringoire
le
28
novembre
1940
. On a relié à la suite
4
tapuscrits, dont
2
abondamment corrigés, et la une du journal
Gringoire
.
83.
JOURNAUX et revues
(qqs défauts et découp.).
100/150
Gringoire
, la plupart avec éditorial de Béraud (qqs doubles) :
1940
(
1
),
1941
(
5
),
1942
(
28
),
1943
(
38
),
1944
(
3
), et un tract
publicitaire ; plus un n° de
Je suis partout
en
1939
. Journaux de
1945
(dont
Combat
) sur les procès Laval et Pétain, et n° du
4
janvier
1945
du
Figaro
avec article de F. Mauriac sur le procès Béraud. Journaux et coupures de presse d’articles nécrologiques
lors du décès d’Henri Béraud (
24
octobre
1958
), dont
Les Nouvelles littéraires
,
Le Figaro
, etc. Une quinzaine de n
os
de revues
(
Les Annales
avec textes de Béraud,
Le Crapouillot
,
Notre combat
, etc.).
84. [
Henri BÉRAUD
]. Courrier des lecteurs de
G
ringoire
, 1940-1943.
300/400
6
gros dossiers (fortes mouillures à qqs lettres), avec de nombreuses lettres, parfois accompagnées d’articles manuscrits
ou dactylographiés ; on relève les noms de René Bizet, Henry Bordeaux, princesse Hedwige de Bourbon, Maurice A. Bussillet,
Angelo Chiappe, Horace de Carbuccia, Francisque Laurent, Georges Lecomte, Georges Maurevert, la statuaire lyonnaise
Marguerite Monot, Tony Reymond, René d’Uckermann, Émile Vuillermoz, etc. En mars-juin
1940
, nombreuses réactions
(notamment d’officiers) aux articles
Eux, toujours
et
Ondes amères
: Louis Guiral, Paul Lardanchet, Frédéric Lefèvre, général
Pinsard, etc.
85.
Henri et Germaine BÉRAUD
. Correspondance autographe, la plupart autographe signée, principalement entre
les époux (environ 1200 L.A.S. entre Henri et Germaine, 400 avec des tiers), 1940 et 1944-1950, la plupart avec
cachet de la censure pénitentiaire, nombreuses enveloppes (qqs l. au crayon, qqs défauts ; on joint des télégrammes
et récépissés de mandats).
1 000/1 500
Important ensemble témoignant du drame de la condamnation de Béraud pour intelligence avec l’ennemi, et du
soutien ardent et sans relâche de sa femme.
* Henri à Germaine (
17
lettres), la plupart s.d., des années de guerre. «
Dernière Heure :
Messieurs les Allemands voudraient
beaucoup m’offrir un voyage dans l’Est » (
22
sept.
1941
)... Récit d’un entretien avec le fondateur de
Gringoire
, « le plus
singulier des hommes étranges », Horace de Carbuccia ; nouvelles du journaliste à Marseille pendant un voyage de Germaine
à Paris (avril
1943
) : arrestation de «
29
terroristes » à Saint-Didier, soucis pour leurs affaires, plaintes quant à l’incertitude du
moment... Allusions à sa production, et instructions (dactylographie, etc.). Qqs petits croquis humoristiques.
* Germaine à Henri (
1195
lettres), avril-juin
1940
, novembre
1944
-avril
1950
. Expression exaltée de son admiration et
son amour « infinis »... Rumeurs de la bataille de Narvik (avril
1940
)... Inquiétude pour Henri alors qu’elle s’embarque pour
l’île de Ré (
3
juin
1940
)... La correspondance reprend après la Libération, en novembre
1944
, alors que l’écrivain est accusé
d’intelligence avec l’ennemi : Germaine l’exhorte à garder confiance, tape avec soin le « remarquable rapport » de l’accusé au
juge (
4
nov.), fait sienne la souffrance de son mari qu’elle encourage à créer un nouveau chef-d’œuvre... Elle fait la connaissance
devant la prison de Fresnes de la femme de Combelle, la sœur de Brasillach, la mère de Benoist-Méchin... M
e
Ribet a décliné de
l’assister (il a défendu Daladier), mais M
es
Leroy et Naud prouvent la bonne fois de l’accusé... Le « verdict infâme » déshonore
ceux qui l’ont prononcé ; le nom de Béraud est « le signe de la noblesse et de la grandeur » (
30
déc.
1944
)... Elle tape deux versions
de sa demande de grâce qu’elle montrera « à F.M. [Mauriac] qui connaît certainement les points sensibles et les réactions du
général » (
7
janv.
1945
)... La commutation de sa peine la fait pleurer de joie : « tes ennemis ne sont pas les plus forts et un
début de justice commence pour toi » (
12
janv.
1945
)... Elle fait part du soutien et de l’affection de P. Brisson, W. d’Ormesson,
Pépita Caspar-Jordan, G. Chevallier, les Dorgelès, R. de Nys, etc. Joie de leurs visites au parloir : « ma souffrance est provoquée
uniquement par la tienne » (
6
mars
1945
)... Longues lettres à l’anniversaire de son arrestation (
24
-
25
août), et au
11
-Novembre
1945
(échos de l’anglophobie de Béraud)... Extrait de « Libérez Henri Béraud » de J. Piot dans
Paroles françaises
(
2
août
1946
)...
Béraud, transféré au « bagne » de l’île de Ré, lui fait un « récit bouleversant » de son « martyre » [
Quinze jours avec la mort
?]
(
22
mai
1947
)... « Que tes bourreaux soient maudits à jamais pour tout ce qu’ils t’ont fait souffrir depuis trois ans ! Qu’ils soient
bénis peut-être aussi, les malheureux, pour ce que tu as créé depuis l’affreux drame. [...] Quelle revanche » (
10
juil.
1947
)... Elle
ne cesse d’espérer une nouvelle grâce présidentielle, et fait part de ses échanges avec ses défenseurs, M
es
Leroy et Michaud...
« Mon Henri bien-aimé, beau, beau parloir ! [...] Ces merveilleuses minutes me laissent toujours un souvenir enchanté et me




