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les collections aristophil
Le manuscrit, à l’encre noire, compte environ 1 500 corrections.
Au-delà des simples corrections de style, et d’un mot biffé pour être
remplacé par un autre plus adéquat, Gide a considérablement remanié
son texte. Outre les feuillets ajoutés que nous avons mentionnés, des
béquets développent ou transforment le texte : ainsi pour la nuit de
la conversion d’Anthime, avec des feuillets dépliants (cahier I, p. 25),
pour l’exposé par le faux abbé Salus de la séquestration du Pape
(id., p. 38 et suivantes) ; la conversation de Julius de Baraglioul avec
Carole, quand il vient chez Lafcadio (cahier II, p. 5 et suivantes) ;
l’action héroïque de Lafcadio, sauvant des enfants d’un incendie
(id., p. 14 et suivantes) ; le début du chapitre
vi
du Livre II ajouté (id.,
p. 22-27) ; dans le Livre IV, la fin du chap.
iii
et le début du chap.
iv
sur des feuillets ajoutés (cahier III, p. 15 et suivantes), et le début du
chap. v ajouté (en regard du f. 24
bis
)… Le manuscrit présente aussi
des passages biffés et supprimés : le récit par Lafcadio d’un séjour
dans les Karpathes avec l’oncle Wladimir (cahier II, p. 36-39) ; le début
de la nuit d’amour de Fleurissoire avec Carola (cahier III, p. 11-12)…
Des notes portées en regard des pages signalent des changements
à faire : ainsi, au début du Livre II, à propos du dialogue de Julius
de Baraglioul avec sa femme : « Couper le dialogue par le passage
dans le cabinet de toilette »…
On notera que les livres sont seulement numérotés, et n’ont pas
encore reçu de titre.
Référence
: Gide,
Romans et récits
, t. I (Gallimard, Bibl. de la Pléiade,
2009) :
Les Caves du Vatican
(éd. Alain Goulet).
Provenance
: donné par Gide à Élisabeth VAN RYSSELBERGHE ;
puis collection Catherine GIDE. Exposition
André Gide
(Bibliothèque
nationale, 1970, n° 453).
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