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CHARLOTTE EUSTACHE SOPHIE DE FULIGNY-
DAMAS, MARQUISE DE GROLLIER (1741-1828).
Portrait de Louis XVII, roi de France et de Navarre
(1793-1795).
Très rare portrait miniature rond peint sur ivoire
représentant Louis-Charles de France (1785-1795) en
Roi de France, portant la couronne de Saint-Louis, le
grand manteau d’hermine et le collier de l’ordre du
Saint-Esprit, en grisaille sur fond noir (très bon état).
Signé en bas “de Grollier” et daté 1793.
Dans son cadre d’origine de deuil en bois noirci
ouvragé à vue ronde en laiton doré guilloché.
D. 6,5 cm (miniature). L. 10,5 cm (cadre).
Provenance:
Cette touchante miniature, exécutée
suite à la mort de son père Louis XVI le 21 janvier
1793, figure Louis XVII comme nouveau monarque
légitimiste de la France. Elle fut réalisée du vivant du
second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, par
une artiste proche de la Famille royale, la marquise de
Grollier, née Charlotte Eustache Sophie de Fuligny-
Damas, qui épousa Pierre Louis, marquis de Grollier
et de Treffort, à l’âge de 18 ans. Ce-dernier sera
guillotiné à Lyon le 26 décembre de cette même
année 1793 (la miniature ayant probablement été
réalisée auparavant). La marquise, plus inspirée,
préféra la tentation plus opportune et louable d’un
séjour prolongé en Italie pendant cette période de
la Révolution française, comme son amie Élisabeth
Louise Vigée Le Brun qui sillonnera l’Europe dès
octobre 1789. Élève de Greuze et de van Spaendonck,
elle habita pour un temps, à partir de 1779,
l’appartement de Marie-Antoinette aux Tuileries, et
était une proche du comte d’Artois.
1 500 / 2 000 €
314
BOURBONS.
Gravure à vue ovale titrée “La valeur et la religion les font
renaître, 1er Mars 1793”, représentant un trophée aux armes
de France, la République à terre, dans un entourage en soie
brodée de cannetilles aux attributs royaux, dans un cadre
rectangulaire en stuc doré (usures).
Fin du XVIII
e
- début du XIX
e
siècle.
H. 17 x L. 13 cm (cadre).
60 / 80 €
315
DUC D’ENGHIEN (1772-1804).
Lot de 2 lithographies représentant Louis-Antoine-Henri de
Bourbon-Condé, duc d’Enghien, l’une en buste de trois-
quarts à gauche dans un médaillon, d’après une peinture
d’après nature dans l’armée de Condé en 1793 (publiée à
Londres d’après une gravure d’Augustin Nodrac), l’autre
post-mortem en posture similaire (par C. Jourdain d’après
A. Noël). Encadrées.
Début du XIXe siècle.
H. 20,6 et 20,4 x 13,6 et 14,5 cm
(à vue).
50 / 80 €
316
CHARLES-FERDINAND D’ARTOIS, DUC DE BERRY (1778-
1820).
L.A.S. “Charles Ferdinand”, à “Madame” (?), Blankenburgh
(Allemagne), 11 janvier 1798, 1 p. in-4. Lettre du second
fils du Comte d’Artois, général de l’armée de Condé, au
sujet du roi Louis XVIII en exil, qui attendait l’aval du Tsar
de Russie pour être reçu en Courlande. Rejeté par toutes
les Cours d’Europe, et dans la crainte de s’éloigner encore
de la France, le prétendant se trouvait alors accueilli par le
duc de Brunswick à Blankenburg ; cependant, à l’instigation
du Directoire, la Prusse adressa des remontrances sur
l’asile offert à Louis XVIII. Invité à quitter l’Allemagne, le
Roi français s’adressa en dernier recours au comte Panin,
ambassadeur russe à Berlin, par l’intermédiaire de Saint-
Priest, tandis qu’il envoyait le prince de Condé et le duc
d’Enghien à St-Pétersbourg pour appuyer ses démarches
auprès de Paul Ier. Le duc de Berry a bien reçu la lettre de sa
correspondante de Pilzen et s’excuse de n’avoir pu lui rendre
service ; il poursuit à propos de l’exil de Louis XVIII: “
Nous
ne savons enncore sur quel point se dirigera la marche du
Roy ; l’on a envoyé un courier à Berlin pour demander un
asile provisoire en attendant les réponses de Russie, ce
courier ne revient point ; le comte Panin (...) a pris fort à
coeur les intérêts du Roy et s’est parfaitement conduit là-
dessus, ais l’on ne sait pas encore les réponses de Berlin que
l’on attend avec la plus grande impatience...
” La réponse du
Tsar arriva le 27 janvier, Paul Ier offrait le château de Mittau
en Courlande, consentant à ce que Louis XVIII y vint vivre
avec sa Cour et sa Garde personnelle. Début février, le Roi
partait pour Mittau, accompagné du comte Schouvaloff
envoyé spécialement par le Tsar.
300 / 500 €
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