87
246 vignettes, 226 culs-de-lampe et un fleuron au tome I. Le tout
est gravé par Étienne Fessard d’après les dessins de Bardin, Bidault,
Caresme, Desrais, Houël, Kobell, Leclère, Leprince, Loutherbourg,
Meyer et Monnet. Le texte a été gravé par Montulay et Drouët.
Bel exemplaire, relié à l’époque en 2 volumes.
Petite fente sans gravité à une charnière. Papillon dissimulant une
tache d’encre ancienne au verso du frontispice. Manque angulaire à
un feuillet (pp. 91-92) dans le premier volume.
2 500 / 3 000
€
222
LE MUET (Pierre).
Maniere de bien bastir pour toutes sortes de personnes. [Suivi de] :
Augmentations de nouveaux bastimens faits en France.
Paris : Jean Du Puis, 1663. —
2 parties en un volume in-folio, 385 x
265 : (4 ff.), 113 pp. ; (1 f.), 31 planches. Parchemin rigide moucheté,
dos lisse (
reliure de l’époque
).
Réimpression de la seconde édition de 1647, en tous points identique
à l’exception du titre à l’adresse de Du Puis et du frontispice daté de
1664.
Cet ouvrage, divisé en 2 parties, est l’œuvre de Pierre Le Muet (1591-
1669), architecte de Marie de Médicis, de Louis XIII et d’Anne
d’Autriche. La première partie parut pour la première fois en 1623.
Il s’agit d’un recueil de modèles de maisons urbaines, de la plus petite
jusqu’aux petits hôtels particuliers. Elle est illustrée d’une vignette
de titre gravée par Pierre Landry, d’un frontispice à l’adresse de Du
Puis et daté de 1664, et de 53 gravures sur cuivre dont 52 à pleine
page et une sur double page. Les gravures des pages 47, 77 et 79 sont
contrecollées.
La seconde partie, introduite par un titre particulier, parut pour la
première fois en 1647. Il s’agit d’une anthologie des œuvres de Le
Muet construites avant 1645. Elle se compose de 31 planches dont
22 sur double page ou dépliantes, de vues et de coupes de 3 demeures
parisiennes (maison Tubeuf, hôtels Coquet rue Vivienne et d’Avaux),
de 3 châteaux (Pont en Champagne, Tanlay et Chavigny) et de l’hôtel
de la Châtaigneraie.
Exemplaire remboîté, coiffes et coins restaurés, manque la première
garde blanche. Déchirure sans manque dans la marge de quelques
feuillets, sans gravité.
600 / 800
€
223
[MANUSCRIT].
In universam Dialecticam.
S.l.
,
[vers 1720]. — Manuscrit in-4, 223 x 171. Basane marbrée, dos
à nerfs orné, tranches jaspées (
reliure de l’époque
).
Important manuscrit de 146 pages, d’une écriture fine et lisible.
Composé dans la première moitié du XVIII
e
siècle, il s’agit de notes
de cours de philosophie, portant essentiellement sur la dialectique.
Écrit entièrement en latin, il ne comporte pratiquement aucune rature.
Comme c’est le cas souvent dans ce genre de manuscrit scolaire, le texte
est accompagné de plusieurs gravures sur cuivre. On en compte ici 9
dont la première, en tête de l’exemplaire, est datée de 1713 et représente
une composition architecturale dont le compartiment central, devant
indiquer le titre, est resté vierge. Les 8 autres se composent de 2
portraits, l’un de Saint-Thomas d’Aquin et l’autre de Sainte Catherine,
patronne des philosophes, et de 6 diagrammes philosophiques (« Arbor
Porphyriana », «Universale », « Contrariae », « TabulaÆquipollentiarum
Præ Contra dic », « Figura propositionum aequipollentium
negatiuarum », « Regulae communes syllogismorum »). Chaque figure
porte l’adresse de Jérôme Vallet (1667-172?), graveur du roi, demeurant
rue Saint Jacques, au buste de Louis XIV.
Sur le feuillet précédant la première gravure, se trouve les trois mots
latin « Laus deo Semper » (« Dieu soit loué à jamais ») répétés sur
quelques autres feuillets. La plupart des pages sont numérotées à la
main mais les numéros ne se suivent pas. Sur le haut de plusieurs
pages, l’auteur du manuscrit a écrit « monsieur », quelquefois
accompagné de « je vous ».
Coiffe inférieure arasée, fentes à la charnière du premier plat, morceau
de cuir arraché à un angle, 2 coins émoussés, manques sur les coupes.
400 / 500
€
223




