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TABOUROT (Étienne).
Les Bigarrures et touches du seigneur des Accords, avec les
apophtegmes du sieur Gaulard. Et les escraignes dijonnoises. Derniere
Edition.
Paris : Arnould Cotinet, Étienne Maucroy, 1662. —
4 parties en un
volume in-12, 143 x 82 : (12 ff.), 514 pp., (1 f. blanc) ; 262 pp., (1 f.).
Maroquin rouge, triple filet doré en encadrement et armes dorées au
centre sur les plats, dos à nerfs orné, dentelle dorée intérieure, tranches
dorées sur marbrures (
Duru 1857
).
Édition définitive, la plus recherchée, de ce célèbre livre facétieux du
poète dijonnais Étienne Tabourot, sieur des Accords (1547-1590).
L’ouvrage constitue un témoignage de première importance sur
les pratiques poétiques au XVI
e
siècle ; il contient des rébus,
contrepèteries, calembours, anagrammes et autres vers rétrogrades,
ainsi que des récits populaires parfois grivois dont « les escraignes
dijonnoises » constituées de 50 contes truffés de paillardises fidèles à
l’esprit gaulois. Il s’agit également du premier ouvrage à proposer un
article sur la contrepèterie et le premier à faire référence à ce terme
(chapitre VIII pages 145 à 154). À la fin figurent, avec un titre propre,
les contes facétieux du sieur Gaulard.
L’édition est illustrée d’un portrait de Tabourot à l’âge de 35 ans,
gravé sur bois et répété 3 fois, d’un portrait du sieur Gaulard d’après
Nicolas Hoey et de plusieurs figures gravées sur bois dans le texte pour
les rébus de Picardie et les « Autres sortes de rébus ». Chacune des
quatre parties possède un titre particulier, la seconde et la troisième
sont ici à l’adresse d’Étienne Maucroy.
Bel exemplaire relié par Duru en 1857, AUX ARMES DE
FRANÇOIS-VICTOR MASSÉNA, PRINCE D’ESSLING, DUC
DE RIVOLI, second fils d’André, maréchal de France, et d’Anne-
Marie-Rosalie Lamarre (Olivier, Hermal et Roton, pl. 2466, fer
légèrement différent). Né à Antibes en 1799, il fut confirmé dans le
titre de duc de Rivoli par lettres patentes du 3 juillet 1818. Il mourut
le 16 avril 1863, laissant quatre enfants de son mariage avec Anna
Debelle, grande maîtresse de la maison de l’impératrice Eugénie.
Quelques taches sur le premier plat.
Provenances : François-Victor Masséna, avec ses armes sur les plats. -
Stig Wilton, avec ex-libris.
1 000 / 1 500
€
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[WOOD (Robert)].
Les Ruines de Balbec, autrement dite Héliopolis dans la Coelosyrie.
Londres, 1757. —
In-folio, 555 x 370 : (1 f.), 28 pp., 46 planches. Veau
écailles, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné,
roulette dorée intérieure, tranches dorées (
reliure de l’époque
).
Édition originale française, parue de concert avec l’édition anglaise,
de cette étude archéologique et architecturale des ruines de la ville
antique de Baalbek au Liban.
Cet ouvrage fait suite à celui consacré à Palmyre paru en 1753. Tous
deux étaient le fruit de l’expédition que l’archéologue anglais Robert
Wood (1717-1771) entreprit au début des années 1750 en compagnie des
archéologues James Dawkins, John Bouverie et le dessinateur Giovanni
Battista Borra. Lors de ce périple, ils commencèrent par visiter Smyrne,
Sardes, Pergame, Constantinople, Éphèse et l’Égypte. Ce n’est qu’en
1751 qu’ils arrivèrent à Palmyre puis à Baaldek, après être passé à Damas.
L’ouvrage, écrit et publié par Wood, débute par plus de 20 pages de
textes où l’auteur donne des descriptions détaillées de l’emplacement
et de l’état des ruines, l’histoire du voyage ainsi qu’une analyse des
inscriptions trouvées. Elles sont suivies de 46 planches, la plupart
dépliantes, montrant des coupes, des vues ou encore des plans, gravées
par Thomas Major et Paul Foudrinier d’après les dessins de Giovanni
Battista Borra.
Exemplaire enrichi à l’époque de la copie manuscrite, sur 22 pages
de 2 colonnes chacune, des
Observations sur les antiquités de Balbec
par Mr Mariette
et de la
Description des ruines de Balbec par les Sieurs
Giraud et Sautet deux françois qui allèrent les visiter en 1705.
On trouve
également, à la fin, l’article sur l’ouvrage paru dans le numéro de juin
1760 du
Journal des sçavans
. Les 10 pages que forme l’article ont été
découpées puis rapportées au centre de 5 feuillets blancs.
Charnières fendues, coins émoussés, frottements d’usage, coiffes
arrachées. Quelques rousseurs éparses sans gravité.
Provenance : De Bure (cat. 1834, n° 1583, d’après le catalogue
Borluut). - François-Xavier Borluut de Noortdonck, avec son ex-libris
(cat. II, 1858, n° 4540). Il était issu d’une des plus grandes et des plus
anciennes familles belges. Ayant été initié à la bibliophilie par son père,
il réunit l’une des collections les plus riches et les plus importantes de
l’époque en Belgique. L’ex-libris que l’on trouve ici est celui de son
père, qu’il utilisa à son tour pour les ouvrages de grand format.
3 000 / 4 000
€
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