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3 PSEUDO-DENYS ARÉOPAGITE. [Opera]. S.l.n.d. [au colophon] :
Venise, Giovanni Tacuino de Tridino,
21 novembre 1502.
In-folio, basane fauve estampée à froid, bordure d'encadrement et panneau central dessiné au
moyen de deux larges roulettes, de filets et de fleurons, nom de l'auteur en partie calligraphié à l'encre sur la tranche
latérale (
Reliure vénitienne de l'époque
).
4 000/5 000
€
P
REMIÈRE ÉDITION COLLECTIVE PUBLIÉE EN ITALIE
des œuvres du Pseudo-Denys l'Aréopagite (V
e
siècle), probablement un
moine d'origine syrienne, auteur de textes d'inspiration néoplatonicienne sur la doctrine chrétienne, et la théologie
mystique.
Il s'agirait de la troisième édition, précédée seulement par celles de Bruges (vers 1479-1480) et Paris (vers 1498-1499).
Elle a été publiée par Jacques Lefèvre d'Étaples (c. 1450-1537), humaniste, philosophe et théologien connu pour avoir
édité plusieurs auteurs mystiques comme Raymond Lulle et Jan van Ruysbroeck. La traduction latine a été assurée,
comme pour les deux premières, par Ambrogio Traversari (1386-1439), prieur général de l'ordre camaldule.
Le volume contient la
Hiérarchie céleste
(
Caelestis hierarchia
), la
Hiérarchie ecclésiastique
(
Ecclesiastica hierarchia
),
les
Noms divins
(
Divina nomina
), la
Théologie mystique
(
Mystica theologia
), ainsi que les diverses
Lettres
adressées par
l'auteur à des hommes illustres de l'Église ou des personnages inconnus.
Cette belle édition post-incunable, donnée à Venise, possède un très beau titre en caractères gothiques, avec le nom de
l'auteur
Divini Dionysii Aeropagite
[sic] en grandes lettres à cadeaux, et un grand bois montrant saint Jean-Baptiste,
signé des initiales
bM
et faisant partie du matériel typographique de l'imprimeur Tacuino.
Imprimée en lettres rondes à longues lignes, avec le titre de départ et la grande initiale O du feuillet b
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imprimés en rouge,
elle est agrémentée de 16 diagrammes dans le texte. La marque typographique de Tacuino, imprimée en noir avec les
initiales ZT, figure au verso du dernier feuillet.
S
ÉDUISANT EXEMPLAIRE DANS SA PREMIÈRE RELIURE VÉNITIENNE
. Les fers de celle-ci sont identiques à ceux de la reliure
qui recouvre une édition vénitienne de Valère Maxime de 1502, reproduite par Mirjam Foot dans le tome III du catalogue
de la collection Henry Davis sous le n°249.
Quelques annotations manuscrites de l'époque dans les marges.
Des rousseurs claires. Reliure usagée avec manques au dos et aux coins ; celle-ci, épidermée, a pris un aspect de veau
retourné.




