27
L’ouvrage est illustré de
9
planches à pleine page, gravées par
Abraham Bosse
et
Michel Lasne
, dont une vue à vol d’oiseau
du château et des jardins et
8
figures de fontaines, d’après les dessins des frères
Thomas
et
Alexandre Francine
, responsables
des fontaines et jeux d’eaux des jardins.
Petit accroc à la coiffe inférieure, intérieur terni, pâle mouillure aux feuillets VV
1
-
4
, réparation angulaire au titre, figure de
la
Fontaine de Diane
réemmargée avec légère perte au bas de la gravure.
Berlin Katalog, n°2460.
59 DESCRIPTION DES FESTES données par la ville de Paris, à l’occasion du mariage de Madame Louise-Elisabeth de
France, & de Dom Philippe, Infant & Grand Amiral d’Espagne, les vingt-neuvième & trentième Août mil sept cent
trente-neuf.
Paris, P.G. Le Mercier, 1740.
Grand in-folio, veau fauve, roulette dorée et fleurs de lys aux angles, armoiries
de la ville de Paris au centre, dos orné de fleurs de lys, roulette intérieure, tranches dorées (
Reliure de l’époque
)
.
1 500 / 2 000
Unique édition de ce somptueux livre de fête célébrant le mariage par procuration d’Élisabeth de France, fille aînée de
Louis XV, et de Philippe de Bourbon, second fils de Philippe V d’Espagne, le
26
août
1739
.
Élisabeth, alors âgée de douze ans, ne vit pour la première fois son époux qu’ensuite, en territoire espagnol, et le véritable
mariage eut lieu le
25
octobre. Les festivités prirent notamment place sur une île artificielle construite par l’architecte
italien Servandoni entre le Pont Royal et le Pont Neuf, devant le Louvre. Soixante bateaux illuminés donnèrent le signal
du feu d’artifice, du combat de monstres marins, de torrent de feux et d’eau et d’un « berceau d’étoiles ».
L’illustration de l’ouvrage compte parmi les plus belles des livres de fêtes du xviii
e
siècle.
Elle se compose d’une vignette sur le titre de
Bouchardon
gravée par
Soubeyran
, d’une vignette en-tête par
Rigaud
représentant une joute navale sur la Seine et de
13
planches d’une dimension majestueuse, dont
5
à pleine page et
8
à
double page, gravées par
Blondel
d’après
Bonel, Gabriel, Sallet
et
Servandoni
. On y remarque en particulier les deux
célèbres vues du
Feu d’artifice donné sur la Seine
et des
Décorations et illuminations des salons de l’Hôtel-de-Ville
.
Reliure restaurée, charnières fendillées, un coin cassé. Cachet sur le titre.
Cohen, 288 – Mourey, 210-222 – Vinet, n°519 (collation erronée) – cat. Ruggieri, n°570.
60 DESLYONS (Jean). Discours ecclésiastiques contre le paganisme des Roys de la fève et du Roy-boit, pratiqués par les
chrétiens charnels en la Veille & au Jour de l’Épiphanie de N. S. Jesus-Christ.
Paris, Guillaume Desprez, 1664.
In-12,
maroquin rouge, triple filet doré, dos lisse orné d’étoiles dorées, de doubles filets, pièce de titre citron en long, filet sur
les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (
Reliure de la seconde moitié du XVIII
e
siècle
)
.
500 / 600
60
Édition originale très rare de cet ouvrage curieux dirigé
contre la coutume de la fête des rois.
C’est le premier des deux ouvrages de l’auteur consacrés à ce
sujet. Le second parut en
1670
sous le titre de
Traitez singuliers
et nouveaux contre le paganisme du Roy-boit
.
« Jean Deslyons (Pontoise
1615
– Senlis
1700
) fait partie des
théologiens bizarres, écrit Gérard Oberlé. C’était un homme
savant mais dominé par une humeur chagrine. Dans ce volume
fameux, il s’élève contre les coutumes païennes qui subsistent
dans le monde chrétien. Ce livre provoqua une véritable guerre à
Senlis ; Barthélémy, avocat dans cette cité, répondit par une
Apologie du banquet
. L’ouvrage était déjà signalé comme très
rare au catalogue de Bure. »
Bel exemplaire en maroquin rouge ancien provenant de la
bibliothèque de l’abbé Aubry (
1785
, n°
110
, avec les
Traitez
singuliers
), avec ex-libris. Curé de Saint-Louis-en-l’île à Paris,
Jean-Thomas Aubry (
1714
-
1785
) possédait un des plus fameux
cabinets d’histoire naturelle de la capitale, dont la collection
d’oiseaux naturalisés était particulièrement réputée. Le second
traité de Deslyons figurait aussi dans sa collection, puisqu’un
exemplaire relié comme celui-ci en maroquin rouge y était joint
dans le catalogue de
1785
.
Discrète et habile restauration à la charnière inférieure, traces
blanchâtres sans gravité sur les plats.
Oberlé : Fritsch, n°483 – Bitting, 122 – Dinaux, I, 320 – Cagle, 155 –
Vicaire : Gastronomie, 272 – Debure, n°439 – Brunet, III, 1255.




