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194 BRETON (André). Comme dans un bois. S.l.n.d. [avant 1951]. Manuscrit petit in-4 de 4 feuillets non chiffrés, le

texte écrit à l'encre bleue au recto de chaque feuillet, demi-maroquin noir à bande, plats de papier orange, dos lisse

portant le titre en capitales dorées en long, étui (

D.-H. Mercher

).

3 000/4 000

T

RÈS IMPORTANT MANUSCRIT AUTOGRAPHE D

’A

NDRÉ

B

RETON CONSACRÉ À LA CULTURE ET LA CONSOMMATION DU CINÉMA

.

Breton y envisage le cinéma comme un produit de consommation, et non comme une création artistique, et revendique

une « pratique purement spectatrice » de celui-ci : il

ne pense pas que le cinéma soit le genre sur lequel il y ait lieu de

pousser un haro particulier,

et loue son

pouvoir de dépaysement.

De même, il raconte ses soirées dans les salles nantaises

en compagnie de Jacques Vaché et dévoile leur méthode qui consistait à aller d’un film à l’autre, au hasard, sans nul souci

des horaires et des programmes.

Breton énonce également ici la sacralisation de l’opération « aller au cinéma » :

Il est d'une manière,

dit-il,

d'aller au

cinéma comme d'autres vont à l'église et je pense que, sous un certain angle, tout à fait indépendamment de ce qui s'y

donne, c'est là que se célèbre le seul mystère absolument moderne.

Et il conclut : «

On sait maintenant, ai-je pu le dire jadis, que la poésie doit mener quelque part.

»

Le cinéma avait tout

ce qu’il fallait pour l’y rejoindre mais dans son ensemble – spécifions : en tant qu’activité dirigée – le moins qu’on puisse

dire est qu’il n’en a pas pris le chemin.

Ce texte apparaît comme un manifeste surréaliste sur la manière d’appréhender le cinéma, non seulement par Breton,

mais par les surréalistes en général. Il fut publié dans le numéro spécial surréaliste de

L’Âge du Cinéma,

n°4/5, août-

novembre 1951.

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194