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13

Vendredi 6 mars 2015

OGER - BLANCHET

54.

[

MALLARMÉ

Stéphane] —

WHISTLER

James

Abbott McNeill

[Lowell, Mass., 1834 - Londres, 1903], peintre

américain, lié au mouvement symbolique et

impressionniste.

Rare carte autographe, signée d’un dessin

de papillon, [adressée à Stéphane Mallarmé].

«

Londres, 24 sept.

» ; mm.

Carte évoquant Oscar Wilde :

«

Cette fois ci je crois avoir réussi mon cher ami

!! Je dirai même que j’en suis certain ! - et nous

verrons le petit livre paraître au désespoir ‘O.W. !

The publisher is enchanted !

»

On joint une carte de visite de J. Jardin expliquant

l’origine de cette missive.

400 / 600

AUTOGRAPHES

55.

[

MATTON

Jean Georges Fernand [Saint-Maur-des-Fossés, 1888 - Couckelaere, 1917], as de l’aviation française de la Première Guerre

mondiale.]

4 lettres autographes signées de son père :

— À Monsieur le Directeur de la

Guerre Aérienne

. Nice, le 2 novembre 1917 ; 2 pages 1/2 in-12. «

J’ai bien reçu votre lettre du 23 octobre

me demandant une photographie et les documents sur mon fils, le capitaine Matton disparu le 10 septembre au cours d’une reconnaissance

aérienne de l’escadrille qu’il commandait. je vous remercie de la pensée que vous avez d’honorer la mémoire ; il en était déjà au plus haut

degré.

[…]

Dès que j’aurai réuni le tout, je vous l’enverrai, afin que vous puissiez rendre à ce véritable héros l’honneur qui lui est dû

. »

— À Monsieur le Directeur de la Guerre aérienne. Grasse, le 14 novembre 1917 ; 3 pages in-12. «

Ainsi que vous le savez, il était disparu

le 10 octobre ; ces jours-ci les journaux français ont, d’après les journaux allemands, annoncé on décès dans un camp des plus éloignés.

Comment, s’il était blessé, a-t-on pu l’envoyer aussi loin ? Jusqu’ici nous n’avons aucune confirmation officielle. Vous, qui vous occupez

d’une façon suivie de tout ce qui concerne la guerre aérienne, n’auriez-vous pas quelques renseignements à me communiquer ? Quels sont

les journaux allemands qui ont annoncé sa mort ? Dans quelles circonstances ? Dans quel camp ?

»

— À Monsieur Jacques Mortane. Nice, 21 juin 1918 ; 2 pages 1/2 in-12. «

La Guerre des nues racontée par ses morts. L’ouvrage est un

précieux monument consacré à nos chers disparus. Nul ne pourra le lire sans émotion, les pages que vous consacrez à mon fils, le Capitaine

Matton, ont été composées avec le plus grand soin et dépeignent bien l’homme qu’il était.

»

— À Monsieur Jacques Mortane. Grasse, le 2 décembre 1918 ; 4 pages in-8°. «

Je m’empresse de vous envoyer l’autorisation de publier

tous les documents que je vous ai envoyés relatifs à mon fils, le capitaine aviateur Matton. Je considère cette publication comme un pieux

devoir envers sa mémoire.

[…]

Je vous soumets en même temps l’idée que voici : Ne serait-il pas juste que nos As reçoivent une distinction

de nature à perpétuer leurs exploits ? Il suffirait pour cela qu’on prenne l’habitude de faire précéder leur nom du mot AS. En aviation, être

As, c’est avoir un grade, c’est ainsi qu’on dirait : Capitaine As Guyenmer

».

150 / 200

56. MAURIAC

François [Bordeaux, 1885 - Paris, 1970], écrivain français.

1 lettre autographe et 2 cartes postales autographes signées :

— Lettre autographe signée. 1 page 1/4 in-8°. En-tête du Figaro : «

Nous avons quelques amis jeudi à la fin de la journée et je crains qu’i n’y

ait eu un malentendu à votre sujet. (mon fils s’étant chargé d’une partie des invitations). Si

vous n’avez rien reçu, veuillez nous excuser auprès de votre femme. Et si vous avez quelques

instants (même courts) nous serons heureux de vous voir tous les deux.

»

— Carte postale autographe signée. 3/4 de page in-12. «

Je suis confus de ne pas vous avoir

remercié de l’éclat que vous avez pu donner sous

“les voûtes splendides”

à une messe de

mariage où je n’avais pas le cœur en fête (entre nous). Merci, cher Gavoty d’avoir donné

tant de vous à ce programme et

d

e l’avoir exécuté comme vous l’avez fait... Vous n’auriez

pu jouer même si vous l’aviez

voulu.

»

— Carte postale autographe

signée. 3/4 de page in-12.

«

C’était très bien.

[…]

Veuillez

dire à M. Bluwal que je suis

touché du choix qu’il a fait des

clichés les moins cruels pour ma

vieille figure. Il devait y en avoir

de terribles ! Je vous remercie

vous aussi. Je crois que la formule

pourrait être perfectionnée :

une collaboration réelle entre

l’écrivain et le musicien.

»

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