78 - Théophile GAUTIER.
1811-1872. Ecrivain.
L.A.S. à son cher Desessart.
S.l.n.d. (Paris, février
1838).
1 pp. in-4, petite déchirure, restauration.
800/1 000
€
Gautier se plaint de son éditeur qui ne lui a pas
donné suffisamment d’exemplaires à distribuer :
Vous êtes un violent cochon ; vous ne me venez pas
voir. Vous me laissez dénué de toutes espèce d’exem-
plaires ; nous avons déjà d’articles parus : la Revue de
Paris, le Figaro et le Vert-Vert (…). L’article de Royer ne
peut passer faute d’un double exemplaire pour Des-
noyers (…).
Il n’a aucun volume pour donner à Méry et
Roger de Beauvoir
qui fera la Mode, à Pouyat qui s’oc-
cupe du Temps
.
Quel diable d’éditeur êtes-vous donc
( ?) Vous vous reposez quand il se faudrait mettre en
marche. Le volume est en bon chemin, il faut le mener
à bout – Un succès ne se fait pas comme cela que dia-
ble ! Vous devriez être dans les antichambres des jour-
nalistes avec des multitudes de soupières d’argent (…
).
En tête, il a ajouté pour son éditeur qu’il traite de «
ca-
naille
» :
il me faut 12 exemplaires ou la mort.
Voir la reproduction page précedente
79 - Théophile GAUTIER.
1811-1872. Ecrivain.
2 B.A.S.
S.l.n.d.
1 pp. in-12 et 1 pp. in-32 oblong (9,5 x
4,5 cm)
300/400
€
Le crâne de l’homme est une mappemonde où le phré-
nologue lit la géographie de l’intelligence comme sur
une carte où les opinions sont marquées par des lignes
rouges ou bleues.
A propos de Balzac :
Je crois que c’est en 1834, ou –
cinq – plutôt 4. Balzac m’y fit venir quelque mois après
la fondation (…).
Joint la copie du poème
La Rose Thé.
80 - Théophile GAUTIER.
1811-1872. Ecrivain.
L.A.S.
S.l.n.d. (1871).
1 pp. bi-feuillet in-12 ; papier
froissé, petite mouillure claire.
200/300
€
Recommandation de Gautier en qualité de Bibliothé-
caire de S.A.I. Madame la Princesse Mathilde, en fa-
veur d’un ancien mécanicien de la marine,
qui a été
blessé au barrage de Suresnes de façon à ne plus pou-
voir gagner sa vie par son travail matériel
et pour lequel
il demande
une petite place de surveillance (…).
81 - Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de GEN-
LIS.
1746-1830. Femme de lettres, éducatrice.
L.S. à M. A. Clavereau et B.A.S.
Paris, 5 novembre
1825.
5 pp. in-4, adresse ; mouillure au dernier feuilley
et déchirure, restaurée.
200/300
€
Belle lettre littéraire de Mme de Genlis corrigeant
les travaux de traduction du poète hollandais Cla-
vereau
;
(…) Malgré mon âge et mes occupations
nombreuses,
[j’ai]
mis beaucoup d’empressement à
faire les notes critiques que vous m’avez demandées.
Leur nombre et leurs détails doivent vous prouver le
plaisir que j’ai eu à m’occuper d’un ouvrage qui donne
au lecteur des preuves harmonieuses de l’esprit et du
talent de son auteur (…). J’ai même été sévère parce
que je crois que la sévérité est un devoir contracté par
les juges classiques en faveur de la saine littérature (…
).
Elle espère recevoir encore de ses poèmes et l’en-
courage dans son écriture ;
Continuez à enrichir la
langue française par l’importation d’exotiques trésors.
Je sens que je suis comme ces athlètes invalides qui
se plaisaient à contempler dans l’arêne les généreux
efforts de leurs jeunes émules (…).
Suivent les « notes
critiques sur le poème duTombeau » de Mme de Gen-
lis, apportant près de 22 corrections détaillées ; à la pre-
mière :
« égaré trop longtemps sur les bords de la
vie ». « sur les bords de la vie » m’a paru manquer de
justesse, cette expression pourrait convenir pour la
mort d’un enfant qui vient de naître, et qui par consé-
quent n’a pas été plus loin que les bords de la vie, mais
le pèlerin fatigué, qui s’égara longtemps est entré fort
avant dans la vie, et en a laissé les bords en arrière (…
).
Etc.
82 - Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de GEN-
LIS.
1746-1830. Femme de lettres, éducatrice.
L.A. à d’Alvimare et B.A.
(s.d. et 1814).
Demi-page bi-
feuillet in-12, adresse au verso avec mention
« pressé », & demi-page in-4, adresse.
150/200
€
La comtesse de Genlis donne différentes instruc-
tions à Martin-Pierre d’Alvimare, harpiste et com-
positeur, pour l’organisation d’un concert ;
(…) Vous
reviendrez à tems. Emportés la musique. 24 heures à
tous deux vous suffiront. Emportés une petite harpe
pour exercer vos doigts. Revenés mon enfant, je le dé-
sire surtout à présent pour vous aimer à mon gré (…).
Elle indique qu’il sera impossible de repousser le
concert étant déjà annoncé par affiche.
Joint
un billet
adressé au libraire Bossange demandant l’adresse de
Mr Perlet cy-devant libraire (…)
.
83 - Olympe-Philippe GERBET.
1798-1864. Théolo-
gien, proche de Lacordaire et Lamennais, évêque de
Perpignan.
L.A.S. à l’abbé Sibour.
Poligny, 14 janvier 1820.
3 pp.
bi-feuillet in-4, adresse au verso, marque postale.
200/300
€
Lettre toute spirituelle à l’abbé Sibour, vicaire des
Missions étrangères, futur archevêque de Paris ;
Gerbet annonce sa guérison et félicite Sibour de sa no-
mination ;
(…) Quels sermons, quels torrens d’élo-
quence ! Prêcheur dans l’Eglise des missions
étrangères, c’est prêcher l’univers.
Il est impatient de
le revoir et lui adresse quelques vers ;
Mon épître en
bouts rimés où je voulais me plaindre d’être loin de
vous, n’est pas faite. Je la renvoye à l’année prochaine
(…) Cependant, j’ai fait aujourd’hui quatre soit-disant
vers que je veux ici vous transcrire. C’est un à compte.
Vous vous apercevrez, en les lisant, que je suis sous
le poids d’une suspension d’habeas mentem (…). Je
m’occupe dans mes momens de raison, d’une disser-
tation sur l’origine des nations, des religions, des tra-
ditions, des sciences et des arts. C’est ce que vous
appelleriez une macédoine. Malheureusement, ce
n’est pas un Alexandre qui l’arrange (…).
20 >
Jeudi 9 avril 2015




