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poète symboliste français, disciple de Stéphane Mallarmé, théoricien du vers librisme, collaborateur à de nom-

breuses revues littéraires. – Est. 25/50

730 DUMONT-WILDEN, Louis

(1875-1963), journaliste, essayiste et critique belge, l’un des fondateurs de l’heb-

domadaire « Pourquoi Pas ? ». Membre de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

Manuscrit signé, non daté (24 pages quadrillées, format cahier d’écolier, qq. ratures). « L’œuvre des Vandales.

Villes et villages saccagés ». Important manuscrit relatif aux atrocités et destructions commises par les armées

allemandes lors de l’invasion de la Belgique en août 1914. – Est. 50/75

731 DUNAN, Renée

(Avignon, 1892-1936), écrivain, critique et poétesse française, anarchiste et féministe. On sait

peu de choses sur elle. Elle n’a pas laissé de mémoires et sa correspondance, loin d’être rare, est malheureusement

éparpillée. Elle serait née à Avignon en 1892, dans une famille d’industriels et serait décédée en 1936. Après des

études chez les religieuses, avant de devenir journaliste, elle aurait travaillé dans des bureaux puis aurait beaucoup

voyagé. Féministe, elle fut anarchiste, naturiste et pacifiste. Dadaïste, elle fut en relation avec André Breton,

Philippe Soupault, Louis Aragon, Paul Éluard, Francis Picabia. Elle a écrit une cinquantaine d’ouvrages sur une

courte période. L’essentiel de ses écrits ont été édités entre 1922 et 1934. Elle a publié jusqu’à huit titres par an. Les

genres de ses romans sont variés : érotisme, aventures, historique, policier, psychologique, ésotérique, fantastique,

science-fiction et récits préhistoriques. Poème intitulé « Venise » signé (sans date, 5 pages 4°, nombreuses ratures).

Il est dédié à Denyse Schleinsiger. « […] et cette entrée dans la lagune / Puis le débarquement galant et gueulant /

Que Titien n’a pas connu / Mais nous ne sommes ni personnages de Titien / Ni même de son ami Pierre Arétin /

Pour cela supportames nous mille choses, / Avant d’irruer en un palais-palace / Orné du nom de Tiepolo […] ». –

Est. 50/75

732 [GYP], Sybille RIQUETTI

DE

MIRABEAU,

par son mariage comtesse de Martel de Janville, plus connue

sous le nom de plume de Gyp, est une romancière française (1849-1932). Lettre autographe signée « Mirabeau-

Martel », datée « Jeudi » [1894], (3 pages in-12, cachet à la cire). « Monsieur, Vous m’aviez demandé l’autorisation

de publier “Le Mariage de chiffon” [publié en 1894] et je vous avais dit qu’il fallait attendre que le roman eût été

édité. Il a paru hier, et vous êtes libre de le publier à présent […] ». – Est. 50/75

733 HEREDIA, Marie de,

Gérard d’HOUVILLE de son nom de plume, Marie de REGNIER de son nom

d’épouse, romancière et poétesse française (Paris, 1875 – Suresnes, 1963). Elle écrit ses premiers vers à la

Bibliothèque de l’Arsenal, dont son père est le directeur. Sa vie sentimentale et familiale est assez agitée, elle

épouse le poète Henri de Régnier, puis devient la maîtresse de Pierre Louÿs, père probable de son fils, Pierre de

Régnier (1898-1943) qui sera journaliste. « Prière de l’Enfant au Jardin ». Poème manuscrit calligraphié et signé

Gérard d’Houville (1 page 4°, sans date). – Est. 25/50

734 ISABEY, Eugène

(1803-1886), peintre. Lettre autographe signée, datée de Varangeville, 23 juillet 1860, 1

page 8°. Il demande à son correspondant (nom illisible) « […] une carte d’élève pour la demoiselle Babb, qui m’est

vivement recommandée par une de nos amies intimes […] afin de pouvoir peindre dans la gallerie [

sic

] […] ».

Isabey s’installa à Varangeville dans une petite chaumière à côté de l’église et du cimetière. – Est. 25/50

735 MASSENET, Jules (1842-1912),

Compositeur français. Lettre autographe signée, destinataire inconnu, datée

« Paris, Samedi » (3 pages in-12). « [...] L’audition d’Ève [Ève est un oratorio de Jules Massenet sur un livret en

français de Louis Gallet, créé au Cirque d’été à Paris le 18 mars 1875] à Anvers est remise aussi mais au jeudi 2

mai. Hélas, mes engagements à Londres m’obligent à renoncer à mon voyage à Anvers car je ne puis faire changer

les jours du festival au Crystal Palace. Ne m’oubliez pas alors que vous recommencez vos splendides concerts

[…] ». – Est. 50/100

736 MAZEL, Henri

(Nîmes, 1864 – Paris, 1947), journaliste, auteur dramatique et fonctionnaire français. Poète

proche des symbolistes, il tient pendant 35 ans la chronique des questions sociales au Mercure de France. En avril

1890, il fonde une importante revue mensuelle de littérature, « L’Ermitage », qu’il dirige jusqu’en décembre 1895.

Durant six ans, il anime cette revue aux côtés de René Boylesve, Stuart Merrill et Hugues Rebell, où il publie

notamment Adolphe Retté et André Gide, lequel provoque son éviction et le fait remplacer par Édouard Ducoté

puis par Remy de Gourmont. « L’Art des vers ». Manuscrit signé, non daté (8 pages d’un cahier d’écolier, ratures et

ajouts). « L’art ne fait que les vers, le cœur seul est poète ». Il parle e.a. de Théodore de Banville, de Remy de

Gourmont et d’André Gide. – Est. 30/60

737 [MÉNARD, Louis]. – GIRAUD, Louis (1860-1929),

poète symboliste belge d’expression française. Lettre

manuscrite signée, datée de « Schaerbeek le 2 juillet 1917 », adressée à Monsieur De Backer [Président de la

Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique ?] (3 pages in-12). Il lui envoie un exemplaire des « Poèmes »

de Louis Ménard, « qui n’est hélas qu’une deuxième édition augmentée » [P., Charpentier, 1866]. « […] Ce Louis

Ménard [Paris, 1822-1901] fut un personnage curieux : savant, inventeur, agitateur politique [il fut favorable à la

Commune de Paris], écrivain, poète, ami et, je pense, fournisseurs d’idées de Leconte de Lisle et des Parnassiens

[…] Maurice Barrès lui a consacré un chapitre de son “Voyage à Sparte”, qui ne peut manquer de piquer votre

curiosité […] ». – Est. 25/50