de Jan Stobbaerts, Marcel Stobbaerts (Bruxelles, 1899-1979) étudie à l’Académie de Bruxelles chez Constant
Montald. Réalise des toiles dans un esprit intimiste non dépourvu de sensibilité : portraits, paysages, nus, maternités
ou scènes de la prime enfance. Prix de la Jeune Peinture belge en 1924. En 1919, il rencontre le poète René Ver-
boom auquel le liera une profonde amitié. Ce tableau a été peint en 1934. A été exposé lors d’une soirée d’hom-
mage à René Verboom à la « Maison des Écrivains belges » (Maison Camille Lemonnier). – Est. 100/200
729 STOBBAERTS. – GIBET (Jules). Ballade.
Poème manuscrit orné d’une charade dessinée par Marcel
Stobbaerts et dont le dernier sujet représente René Verboom assis dans l’herbe jouant de la lyre (allusion à la
dernière strophe du poème : « Prince, tes dix doigts sur ta lyre / Tes deux bras enserrant Suzon / Je te vois en train
de me lire / Avec le cul dans le gazon »). 1 p. 4°. Le poème est daté de Bruxelles, le 4 août 1928 et signé par Jules
Gibert, Marcel Stobbaerts, R. Kennis, Madeleine Carco, Claire Gérard…). Au verso les comptes au crayon de
plusieurs parties de cartes entre R[ené], S[uzon] et 2 autres personnes : V… et Si… – Est. 50/75
LE POÈTE RENÉ VERBOOM
MANUSCRITS ORIGINAUX, CORRESPONDANCES, DESSINS, ÉDITIONS…
730 VERBOOM (René). À Hélène Vereecke.
Poème calligraphié par l’auteur, signé et daté 29 avril 1948. 1
feuillet 4° sur papier Canson. – Est. 25/50
731 VERBOOM (René). Apparition du Songe.
Poème calligraphié par l’auteur. 3 feuillets 4° dont 1 vierge sur
papier Canson, sous couv. muette cartonnée (1
er
plat sali).
On joint
la première ébauche du poème, 1 feuillet 4°
manuscrit avec ratures, présenté dans un double feuillet de papier Canson, titre manuscrit au recto du 1
er
feuillet./
On joint
un poème calligraphié et signé par l’auteur. 2 feuillets 4° sur papier Canson. Il est intitulé au crayon
« Paysage »./ Ens. 3 pièces. – Est. 25/50
732 VERBOOM (René). « Arbre à Dilbeek ».
Aquarelle sur papier, montée sous passe-partout de soie grège et
cadre doré en bois. Dim. cadre : 66 × 48 cm ; sujet : 49 × 32 cm. – Est. 50/100
733 VERBOOM (René). Correspondance.
Ensemble de 22 lettres autographes, 14 cartes postales, 4 poèmes et 2
préfaces [sur l’art de Jean Brusselmans] adressés au peintre Jean Brusselmans (1), à sa femme Marie, son fils
Armand (la plus grand partie) et sa belle-fille Marthe (datées, pour plusieurs, de 1928 à 1947, 6 enveloppes
timbrées
jointes
). Importante correspondance qui montre les liens d’amitiés profonds qui unit Verboom et les
Brusselmans. Dans une lettre à Armand Brusselmans, il annonce la création d’une revue : « Sous ce titre provisoire
“Passages” nous avons décidé de faire une petite revue dactylographiée (système D) bi-mensuelle contenant des
poèmes et des essais. Je compte beaucoup sur ta présence dans ce cahier modeste […]. Mardi prochain, chez moi, à
partir de 3 heures, Gaston Derijcke, Toussaint, Radelet et Marcel Lecomte prendront contact à ce sujet […] ». Dans
cette importante correspondance, Verboom livre à son ami Armand les clés de plusieurs poèmes de « La Poétique.
Le Veilleur ». – Est. 100/150
734 VERBOOM (René). Correspondance.
Ensemble de 23 lettres autographes et 3 billets adressés au peintre
Amand Vereecke (sans date, 42 pages 4°). Importante correspondance dans laquelle Verboom parle très souvent de
ses poèmes, de ses projets d’édition (presque tous avortés)… « En début d’année [1947], Louis Henno présente
[Verboom] au peintre-ébéniste Amand Vereecke. En juin, la famille Verboom quitte Bruxelles et s’installe à
Thoricourt […] Le 7 ou 8 décembre, Verboom quitte Thoricourt et revient à Bruxelles. Il est hébergé par Amand
Vereecke [jusqu’en novembre 1948] » (René Verboom. La Courbe ardente. L’Arbre à paroles, 2004, I, 40-41).
On
joint
6 lettres de Verboom à sa mère, à Hélène Verboom, à Marie la Russe… qui viennent de chez Amand
Vereecke./
VERBOOM (René) et VEREECKE (A.). Le Songe et la Nuit.
Brux., Galerie de la Madeleine, 1963,
4°, 32 p., ill. in-texte, br. Édit. orig. tirée à 400 ex. num. Recueil de poèmes de Verboom illustré de peintures de
Vereecke. – Est. 100/150
735 VERBOOM (René). Correspondance.
Ensemble de 3 lettres autographes signées, une datée du 28.12.1931 (2
p. 8° et 1 p. 4°), adressées à l’écrivain Henri Vandeputte. « Puis-je envoyer à Sélection un article sur votre long
poème ? Je ne vous dirai pas ici toute l’admiration qu’il m’inspire […] Je vous apporterai l’enfant de quelques
nuits lyriques : Miroirs volants [...]. Au milieu de mon déménagement, je n’ai point trouvé les quelques minutes
pour répondre à votre message. Car je suis ici à Woluwé St Pierre avec ma femme. Le jeune Milo (de “La Vache
rose” m’y a aidé […]). Ma femme s’adapte au milieu. J’espère que l’air de Woluwé lui sera favorable […] ». Henri
Vandeputte, né à Schaerbeek le 16 février 1877, mort à Ostende le 4 avril 1952, est un écrivain belge francophone
principalement connu pour ses poésies naturistes. En 1895, il fonde une revue intitulée l’« Art jeune », qui s’inspire
des théories naturistes de Saint-Georges de Bouhélier, puis une revue mensuelle de littérature, « Antée », de 1905 à
1908, qu’il dirige avec Christian Beck et où il est chargé de la chronique de la vie et des arts. Après avoir fusionné
avec « L’Ermitage », « Antée » est rachetée par « La Nouvelle Revue française ». Ses œuvres complètes éditées par
Victor Martin-Schmets ont été publiées en douze volumes par la librairie Tropisme en 1992. – Est. 25/50
736 VERBOOM (René). Correspondance.
Ensemble de 5 lettres autographes signées adressées à Jeanne et
Frédéric Portenart (sans date, 11 pages 4°, 1 enveloppe
jointe
). Longues lettres dans lesquelles il décrit sont dénu-




