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Verzameling J. Jadot - Handschriften & Archieven

Collection J. Jadot - Manuscrits & Archives

se retournent contre Busbecq qui en fait part à Ferdinand I

er

. Celui-ci écrit à Philippe II

d'Espagne pour qu'il intervienne et confie les lettres à Msgr Vander Aa qui les envoie à

Martin de Housman, en route vers l'Allemagne. Or le fils de Housman, Ramiro, en séjour

à Bruxelles, pourrait confier plus rapidement ces lettres au roi d'Espagne. Busbecq, perdu

"en un tel labyrinthe", demande conseil à Martin de Housman et propose que ces lettres lui

soient retournées afin de les confier à Ramiro.

# Busbecq, O.-G.- Legationis Turcicae epistolae quatuor. P., Beys, 1595, p. 119 sq;

# Augerius Gislenus Busbequius. Brux, Palais des Académies, 1955; # De Waele,

F.J.- Bibliogr. Busbecquiana. Gent, KVAW, 1957; # Biogr. Nat. 1872, III-180-191 et 1972,

c. 180-191.

▲ Provenance

: acheté chez Albert Van Loock en 1960 (# notes personnelles de J.J.);

[Jean Jadot] (sans mention ni ex-libris).

♦ Exposition

: "Reflets de la Bibliophilie en Belgique, III". Brux., SRBIB, 1976, n° 22.

Joint

: Note ms. de l'époque d'une des soeurs d'Élisabeth d'Autriche (?), relative à

Busbecq.— Heffner, L.- Notice sur Auger-Ghislain de Busbecq. Tiré à part du Bulletin de

l'Acad. royale de Belg., 1853-1854, pp. 123-146.— Diverses notes, lettres et copies faites

par Jadot à propos de cette lettre.

277 –

CHARLES III de Habsbourg (Vienne 1685-1740).- Lettre autographe signée,

en allemand, au comte Philippe Ludwig von Sinzendorff à propos d'un traité de

paix dans le cadre de la Guerre de succession d'Espagne.

Barcelona, 31 août 1711.

1 1/2 p. gr. in-4°, signée "Carl", sur papier vergé cerné d'un filet noir, adresse au verso accompagnée du sceau

armorié de Charles III en cire noire. Avec transcription, traduction et notes de J.J. jointes.

Est.

800/ 1.000 €

Lorsque son frère aîné l'empereur Joseph I

er

meurt sans descendance masculine en 1711,

Charles est élu empereur des Romains sous le

nom de Charles VI, rassemblant ainsi l'empire

de Charles V (possessions autrichiennes et

espagnoles) et entraînant les crainte et rivalité

des autres puissances européennes dans la

Guerre de Succession d'Espagne. En 1714, il

renonce au trône d'Espagne et à ses colonies

mais garde les Pays-Bas espagnols (régence

assurée par sa soeur Marie-Élisabeth), les

royaumes de Naples, Sardaigne et Sicile qu'il

échange peu après contre les duchés de Parme et Toscane (confiés à son gendre François

de Lorraine) et édicte la Pragmatique Sanction qui permet à ses filles de lui succéder.

Philipp Ludwig Wenzel von Sinzendorf, comte de Sinzendorf–Neuburg (1671-1742),

ministre d'état autrichien, ambassadeur d'Autriche en France, joua un grand rôle politique

sous Joseph I

er

, puis sous Charles VI, et finit par remplacer le prince Eugène dans la haute

direction des affaires.

Dans la lettre, Charles annonce que Simon Carl von Poligny, Bourguignon, lui apporte

un projet pour que la Franche-Comté soit annexée avec l'accord "die Seepotenzien und

andere daran theilnehmende mächten" (des puissances maritimes et des autres puissances

concernées). Bien qu'il soit encore trop tôt pour concrétiser ce projet, il tient à ce qu'il soit

au courant ainsi qu'Eugène de Savoie et le comte de Trautmansdorff.

▲ Provenance

: [Jean Jadot] (sans mention ni ex-libris).

278 – 

Ens. 12 doc. mss

 - 

[COBENZL, comte Louis de (Bruxelles 1753-

1809 Vienne)].- "Mes souvenirs ou Précis de ce qui s'est passé de plus intéressant

pendant le durée de ma carrière diplomatique et sous un ministère [...]".

S.l.n.d. [1757 ?].

[12] pp. in-f°, en français difficilement lisible, avec ratures et biffures (rares rouss.).

Est.

500/ 600 €

"Cobenzl n'a pas eu une vie heureuse et réussie, bien qu'il ait été l'un des diplomates

les plus capables et les plus travailleurs du siècle des Lumières. Il a laissé une masse

considérable de papiers de valeur (car, s'il négociait le jour, il rédigeait la nuit) où il s'est

affirmé un véritable écrivain et un historien" (# Tulard, Dict. de Napoléon ou www.napoleon.

org). Protégé du chancelier Kaunitz et fils du ministre plénipotentiaire d'Autriche à Bruxelles

auprès de Charles de Lorraine, Charles de Cobenzl, il fut en poste à Copenhague (1774),

Berlin (1777) et Saint-Pétersbourg (1779). Rappelé en 1797 pour négocier le traité de

Campo-Formio avec Bonaparte, il devint chef de la diplomatie autrichienne et vice-

chancelier de 1801 à 1805.

Intéressant brouillon évoquant notamment l'empereur Joseph II, le prince de Lobkowitz,

Strasbourg, Vienne, Copenhague, l'Angleterre... et commençant par ces mots : "Je n'ai pas

la prétention d'escrire des mémoires, encore moins celle d'être imprimé. Je n'ai d'autre but

que de me rappeler à moi même [...]".

Joint

: (1). Lettre non signée à Cobenzl (sans précision), s.d., 4 pp. in-8°

: nouvelles

diverses concernant une bataille, peut-être liée au siège de Prague en 1757 (Guerre de

Sept Ans, 1756-1763), mention d'Ayrolle, diplomate anglais à la cour de Bruxelles, du

maréchal Brown, qui défendait Prague avec Charles de Lorraine à la tête des troupes

autrichiennes.— (2). 10 l.a. ou documents divers, la plupart en copies de l'époque, adressés

à Marie-Caroline-Charlotte de Cobenzl (1755-1812), épouse du comte de Rumbeke et

soeur de Louis de Cobenzl.

▲ Provenance : [Jean Jadot] (sans mention ni ex-libris).

279 – 

Ens. 3 doc. mss

 - 

CRUMPIPEN, Henri Herman Werner François de

(Bruxelles 1738-1811 Stuttgart).- Lettre autographe signée, en français, à

"Monseigneur" [i.e. Cobenzl ?].

"Fulde [Allemagne], Le 24. X [décembre] 1794".

4 pp. in-f°, papier vergé.

Est.

300/ 400 €

Après avoir rempli diverses fonctions au sein du gouvernement, avoir exprimé sans cesse

sa fidélité aux Autrichiens, avoir travaillé sans relâche malgré état de santé, Crumpipen

prend sa pension en mai 1793 en tant qu'ancien chef-président du Conseil privé. Lors de

l'arrivée des Français, il quitte "Bruxelles le 24 mai, j'ai vécu 4 mois à Cologne et de là je

me suis retiré ici [à Fulde]" où il réside jusqu'en septembre 1795, se plaignant d'être sans

ressource, sa pension ayant été divisée en deux et ayant "été menacé avec tout le monde

de ne plus rien avoir". C'est dans ce contexte qu'il écrit cette longue lettre, expliquant son

histoire et détaillant ses démarches pour plaider sa cause auprès de Joseph II, le ministre

plénipotentiaire Franz Ferdinand von Trauttmansdorff, la comtesse de Rumbeek (?).

Après une longue introduction élégiaque et la remise de ses bons voeux, il rapporte son

audience avec Joseph II ("je me suis mis à ses pieds avec le corps qu'on appelle Conseil

d'État" [...]. Je pris la liberté de toucher le caractère de ce que le public trouvoit dans ce

qui m'étoit arrivé, mais voyant S.M. pressée, les antichambres remplies de monde [...], je

me retirai et [...] je me réservois à réclamer en d'autres tems les effets de sa Justice et de