Hanschriften, Archieven...
la Société Générale) comme ministre d'état et auxiliaire bien que de Theux y soit opposé...
et dénouement de cette affaire le 12 déc. (le lendemain DM démissionne) : "J'ai vu ce soir
M. de Theux, je l'ai trouvé véritablement affligé [...]. Pour le bien du pays, je le trouve désir-
able que des relations tolérables soient maintenues entre vous deux [...]. J'ai dit à M. de
Theux que je vous avais chargé de rédiger des arrêtés de titres de noblesse pour Meeus
et Coghen que je ferais publier plus tard. Voilà bientôt 6 ans que je vous connais je vous
ai toujours porté les mêmes sentimens [...]"; éventuel séquestre des actions de Guillaume
de Hollande, d'actions, souscriptions, redevances, de la Société du Luxembourg, de la
Caisse d'état; les élections communales ayant eu lieu et "comme le choix des individus est
la chose principale je désirerai que le Conseil soit réuni et je vous engagerais de venir à
Bruxelles"; mariage de son neveu avec Doña Maria de Portugal; moyennant indemnités,
le général Goblet va de Londres au Portugal, pays que l'Angleterre "a pris le plus spéciale-
ment sous sa protection" et qui servirait à assurer un lien avec la Belgique quelque soit
le parti politique au gouvernement or "vous savez que le parti conservatif en Angleterre
n'aime nullement la Belgique [...]. L'Angleterre est pour la Belgique un Allié précieux car elle
seule peut la protéger contre des ennemis [...] Il est [...] d'une importance vitale pour nous
de multiplier les liens qui nous unissent".— 1841 : congé pour Vilain "XIV" de la délégation
de Berlin; il ne veut pas abandonner Gand "qui s'attache aux cotons" car ce serait "dan-
gereux".— 1842 : à propos de la loi communale, il fait appel à de Muelenaere pour parler
de "manière sage et impartiale" à la Chambre des représentants : "on cherche à dénaturer
comme toujours, l'objet qu'on a en vue. Sans une commune [...] tolérablement organisée
[...] je ne comprends pas l'existence de la Belgique. Si elle a l'intention de continuer à exis-
ter politiquement son premier devoir est de se défendre contre l'anarchie; s'il règne l'ordre
dans la Commune isolée, nous aurons aussi de l'ordre dans l'ensemble du pays; si au
contraire nous avons du désordre dans les Communes [...] l'Europe verra la Belgique avec
une juste défiance [...] Ce n'est donc pas une question de tel ou tel parti, c'est une question
de possibilité d'existence politique" (13 mai).— 1849 : il regrette la démission de DM dont
il aurait besoin pour régler diverses questions : "Depuis près de dix huit ans Vous avez
pris une part active aux destinées du pays, Vous en êtes un des plus anciens Ministres et
Vous n'avez pas cessé un jour de lui rendre service, de contribuer à son bien être, et de
consolider son existence politique. Dévoué comme je vous ai toujours trouvé à la gloire et
à la prospérité de Votre pays, vous devez être fier de la position politique de la Belgique au
milieu de catastrophes et de bouleversements, on doit le dire, sans exemple dans l'histoire.
L'avenir de la Belgique est un glorieux avenir, me paraît tout à fait assuré, et le bon sens et
la patriotisme des populations me parait une garantie complète des agitations intérieures,
qui seules pourraient amener sa ruine" (7 mars).
Joint
: (1). JUSTE, Th.- Le comte de Muelenaere. Brux., Muquardt, 1869, x-102 pp., in-8°
br. Une dizaine de lettres de la correspondance sont citées dans cette biographie, mais
non sans quelques erreurs.— (2). Correspondance entre l'archiviste général du Royaume
et Mme de la Croix d'Ogimont (3 lettres) afin de récolter des archives des descendants de
Muêlenaere.— (3). Portrait lithographié de Muêlenaere, "Député de la flandre Occidentale
aux États Généraux, Chevalier de l'Ordre Royal du Lion Belgique", âgé d'une trentaine
d'années. 47 x 35 cm à vue, sous vitre et cadre mouluré doré (forte mouill., papier bruni).




