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Littératures et envois

modifications. J’élague par ci par là, et j’ajoute des passages. J’ai idée

d’une sorte de chapitre liminaire qui soit un peu comme une ouverture

d’opéra : on y embrasse l’ensemble de la guerre et on y retrouve, en

raccourci, des idées et même des visions qui forment ce qu’on pourrait

appeler « les motifs » du livre.

»

Cet exceptionnel recueil comprenant également 7 photographies

argentiques, 7 lettres non montées d’après-guerre et un dossier de

coupures de presse sur la mort d’Henri Barbusse en 1935, constitue

un témoignage de premier plan.

1 500 / 2 000 €

200

Réunion de 17 ouvrages avec E.A.S. à Léon Hennique :

ADAM, ALEXIS, BANVILLE de, BONNETAIN, CLADEL, CAZE, CEARD,

DESCAVES, GEFFROY, MAINDRON, MARGUERITE, MENDES-MOUREY,

MULLEM, ROLLINAT, POICTEVIN :

17 vol. rel. percaline, couv. généralement cons., E. L. Léon Hennique.

Fiche détaillée en ligne.

500 / 700 €

201

Réunion de 7 ouvrages brochés en E.O. :

- APOLLINAIRE, Guillaume :

Le Guetteur mélancolique

.

Paris, Gallimard, 1952. 149 pp. Un des 470 ex. sur vélin, fr. de Picasso.

- BIBESCO comtesse de :

Ou tombe la foudre

.

Paris, Grasset, 1976. 244. pp.

- CHERAU, Gaston :

Despélouquéro

.

Paris, Plon, 1923. 310 pp. Un des 100 ex. sur Lafuma, E.A.S. à Léon Hennique.

- CHERAU, Gaston :

L’égarée sur la route

.

Paris, Ferenczi, 1927. 262 pp. Un des 100 ex. sur pur lin pour les convives

du banquet.

- DUNOIS Dominique :

Le faune

.

Paris, Calman-Levy, 1924. 332 pp. E.A.S. à Léon Hennique.

- LUGNE-POE :

Le sot du tremplin

.

Paris, Gallimard, 1930. Un des 647 sur vélin. 278 pp. E.A.S. à Léon Hennique.

- MALHERBES, Henry :

Le jugement dernier.

Paris, Édition de la Sirène, 1920. 332 pp. E.A.S. à Léon Hennique.

Grav. Jean Marchand.

150 / 200 €

202

Barbusse, Henri :

Correspondance avec Léon et Nicolette Hennique.

Un vol. in quarto, rel. demi veau, dos lisse muet, contenant près de 134

lettres signées montées sur onglets, parfois avec enveloppe. Écrites

entre avril 1904 et mars 1919, elles constituent la correspondance à la

fois amicale et professionnelle entre Henri Barbusse et Léon et sa fille

Nicolette Hennique. Elle comprend des télégrammes, des pneumatiques,

des lettres sur papier à en-tête des éditions Laffite, puis Hachette et

sur des papiers de divers formats. Il y est notamment question des

collaborations de Nicolette dans la presse, des romans de Henri Barbusse

dont « Le Feu », prix Goncourt 1916, des permissions à Paris de celui-ci

pendant la guerre de 14 et de sa convalescence après ses blessures.

15 août 1916 : «

J’espère que nous approchons de la fin de ces terribles

errements dont on commence à revoir le troisième anniversaire ! Je serais

bien heureux de voir un peu de votre écriture et de votre pensée en

attendant qu’il nous soit donné de vous revoir…

»

25 août 1916 : «

Oui, écrivez-moi, je vous en pire. Mon existence à moi

n’est plus mouvementée, ni intéressante après l’année de tranchées, de

vraies tranchées de première ligne, à laquelle je survis ! J’y ai attrapé, du

reste, à défaut de blessures, une fameuse dysenterie qui me rend encore

invalide jusqu’à nouvel ordre.

»

6 novembre 1916 : «

je revois actuellement les épreuves du Feu pour

le volume, qui doit paraître chez Flammarion. J’apporte quelques

200

202