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5. Alphonse de LAMARTINE
(1790-1869). Lettre autographe signée à un de ses élèves.
Paris, 2 décembre 1857
. 2 p. in-8.
100 / 150 €
Lettre de rappel pour le paiement des Cours familiers :
Monsieur, mes rapports avec mes abonnés, parmi lesquels j’ai le
bonheur de compter une véritable famille d’amis, ont toujours été à coeur ouvert. […] Tous les entretiens de l’année 1857,
formant les troisième et quatrième volume (sic) du cours familier, vous ont été servis par le coursier d’hier. J’ose vous prier
[…] de vouloir bien […] faire acquitter avant le 25 de décembre courant le montant de votre abonnement de 1858…
6. Chrétien Guillaume de Lamoignon de MALESHERBES
(1721-1794). 8 lettres autographes dictées, signées à
M. de
Laumont
, Inspecteur des Mines, Cloître Saint Benoit.
Paris, Malesherbes, Verneuil, Versailles, 1783-1788
. 13 p. in-8.
Taches et bordures parfois abîmées.
150 / 200 €
Lettres relatives à des plants d’arbres à semer, de graines :
il y a vint ans que je savois l’existence de cette espèce de
chataignier et que je désirois beaucoup d’en avoir, sans savoir à qui m’adresser… il seroit bon d’envoyer à Paris quelques
exemplaires du mémoire de Mr. Durdos sur les pépinières pour le faire connoître au public […] je n’ai nullement le temps
de me mêler de cela, ainsi je vous prie de me faire savoir ce que vous voulez que je fasse de ces trente exemplaires que vous
avez fait livrer chès moi… il n’y a point d’espèces de glands qui me soient indifférens. Je désire surtout beaucoup celui qui
a la propriété de repousser les rejets loin de la souche. Ce caractère m’annonce plus qu’une variété, et je serai très aise de
la connoître.
En n à propos d’une graine cultivée dans les pays chauds
dont on fait de la bouillie, et qu’on nomme aux
Antilles mil à chandelle et aux Indes Kouskou…
On joint une autre lettre dictée, signée, en remerciements d’un mémoire, une lettre autographe à propos d’un livre qu’il
veut faire porter à son destinataire et un portrait lithographié.
7. [MANUSCRITDUMILIEUDUXV
e
SIECLE]. Rodulphus de BIBRACHO.
De septem itineribus aeternitatis. S.ln.d.
(Tongres). In-8, vestiges de plats anciens
sur ais avec dos moderne à 3 doubles
nerfs et habiles restaurations.
1 800 / 2 200 €
Important manuscrit en latin de
191 feuillets sur parchemin (46 f.)
et papier (145 f.). 147 x 105 mm –
justi cation 96 mm x plus ou moins
66 mm – nombre de lignes variables
de 23 à 26 – cahiers composés de 6 bi-
feuillets de papier insérés dans 2 bi-
feuillets de parchemin.
Composition
: Contre-garde et 4
gardes papier ; le titre a été coupé,
I
16
(f. 1-16) signé
primus
,
II
16
(f. 17-32) ;
III
16
(f. 33-48) ;
IV
15(16-1)
, le 11
e
fol. a été
coupé (f. 49-63) ;
V
15(16-1)
le 5
e
fol. a été
coupé (f. 64-78) ;
VI
16 (f. 79-94)
;
VII
16 (f. 95-
110)
;
VIII
16 (f. 111-126)
;
IX
16 (f. 127-142)
;
X
17(18-1)
,
2 ff. de parchemin enserrent 6 ff. de
papier et un de parchemin, le 16
e
fol. a été coupé (f. 143-159) ;
XI
16 (160-175)
;
XIII
16 (176-191)
; 3 gardes et contre-garde papier.
Décoration
: 2 grandes initiales, l’une en rouge et bleu ligranée en violet, la seconde en bleu ligranée en rouge – 5 initiales
plus petites en rouge ligranées en brun. Reste de la décoration consistant en initiales et quelques rubriques en rouge.
Frère mineur et auteur mystique, Rodolphe, originaire de Biberach, près d’Ulm, vécut à la charnière de l’an 1300. Si
nous savons sa date de mort postérieure à 1326, sa date de naissance est beaucoup plus incertaine. D’après les recherches
documentaires de Margot Schmidt (
Rudolf von Biberach. Die sieben Strassen zu Got, Florence, 1969
), Rodolphe de
Biberach vivait déjà en 1270 et le centre de son activité était Strasbourg. Il fut confesseur et exécuteur testamentaire
d’une famille aisée strasbourgeoise, les Hauwart, et fut appelé comme confesseur du duc Léopold d’Autriche (1282-
1326). Il fut l’auteur de 4 ouvrages de théologie dont deux sont restés inédits.
Le
De septem itineribus aeternitatis
que nous présentons est son principal ouvrage et il eut une in uence considérable
d’autant qu’il fut d’abord attribué à Saint Bonaventure et publié dans les œuvres de ce savant théologien dont les écrits
étaient largement diffusés. La juste paternité à Rodolphe de Biberach est assez récente. L’œuvre s’inscrit dans une
tradition augustinienne où la raison humaine est incapable d’accéder à la plénitude de la vérité sans l’aide de Dieu.
Seuls 4 manuscrits du
De septem itineribus aeternitatis
sont conservés dans les fonds publics français : un à la BNF, les
trois autres dans le nord-est, à Arras, Cambrai et Charleville. L’œuvre est plus répandue dans les bibliothèques d’Europe
centrale où l’on compte une centaine de copies manuscrites.
Provenance
: Le volume porte sur le premier feuillet un ex-libris manuscrit de la communauté de Tongres indiquant qu’il lui a
appartenumais aucune autremention ne nous permet de dire où il a été copié. Seule une autremention sur le premier contre-plat
précise
Acheté à l’hôtel des ventes le 17 avril 1882
.
Intéressant manuscrit malgré le titre et les 3 feuillets manquants.
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