Sur la couverture est inscrit « 69-71 », pour 1869-1871. Annotations manuscrites à la plume de l’auteur
sur la première page : «
Excursion à Chenonceaux. Charmant accueil de madame Pelouze et tout cordial de l’ami
Roguet. Très agréable journée. Visite détaillée du château et des jardins. Prix du chemin de fer 3 F 70 – voiture 10 F. /
Inauguration du théâtre de Blois. Salle vraiment charmante. Troupe suffisante. / 1
ère
journée des courses. Temps splendide.
Causé longtemps avec M. Andral, revu avec plaisir bien des amis…
»
Figure notable du Blésois, Arthur Trouëssart est né à Blois en 1839. Doué pour le dessin et la peinture, il fréquente les ateliers de
Corot et décroche le diplôme d’architecte à l’école des Beaux-arts de Paris. Les événements de 1870 le forcent à quitter la capitale et à
s’installer dans sa ville natale pour y exercer son métier d’architecte. Amoureux du patrimoine artistique et naturel, il militera avec
énergie à sa sauvegarde.
Ce carnet complète sans nul doute la collection de carnets et de relevés architecturaux conservés dans le fonds patrimonial de la
bibliothèque Abbé Grégoire de Blois.
200-400
105
[Vendômois – Empire – Campagne d’Allemagne et d’Autriche] François Joseph BRETON
(1791-1809), officier de santé
Lot de
11 documents manuscrits
, dont 5 L.A.S. écrites de Paris en 1809, 2 L.A.S. de Vienne (Autriche)
en 1809 ; certificat de scolarité délivré par le collège impérial de Vendôme, 28 juillet 1809 ; attestation de
nomination dans l’armée d’Allemagne, 18 septembre 1809, avec beau cachet de cire ; L.A.S. du directeur
des hôpitaux de l’armée d’Allemagne, à Vienne, 8 février 1810 ; L.S. de Jean Bérenger, conseiller d’état,
comte de l’Empire et directeur général de la caisse d’amortissement, Paris, 20 juillet 1810, avec marques
postales de la caisse d’amortissement.
Témoignage d’un jeune vendômois, découvrant Paris où il a trouvé un emploi à l’hôpital Val de Grâce,
puis de son engagement en tant que chirurgien dans l’armée napoléonienne à destination de la capitale
autrichienne occupée.
François Joseph Breton est né à Vendôme en 1791 et fit ses études au collège des Oratoriens à Vendôme. Chirurgien, il fut employé à
l’hôpital du Val de Grâce à Paris. Il s’engagea dans l’armée d’Allemagne en juillet 1809 et rejoignit l’hôpital de Josephstadt à
Vienne en Autriche. Il y meurt de maladie (fièvre endémique) à l’âge de 19 ans le 15 novembre 1809.
40-80
106
[Loir-et-Cher – Vendômois – Assemblée provinciale de 1787] Mémoire sur l’agriculture dans le
Vendômois, XVIIIe siècle.
Rare mémoire manuscrit, 12 ff. in-fol., intitulé «
Principes et raisons de la différence de culture entre les pays de
plaine de la Beauce et du Haut Vendômois, et les pays enclos ou couverts du Perche et du Bas Vendômois
», [1787]. Ce
mémoire fait partie des travaux qui ont été produits et présentés lors des travaux en commission
intermédiaire en vue de la préparation de l’assemblée provinciale qui se déroula à Orléans au mois de
novembre et de décembre 1787. L’auteur, qui n’a pas signé cet exemplaire, est connu par d’autres
sources. Il se nomme Charles-Alexandre de Salmon, seigneur du Châtellier, ancien officier de l’armée du
roi et noble éclairé qui vécut en son château et domaine agricole du Châtellier situé sur la paroisse de
Savigny-sur-Braye au cours du XVIIIe siècle. Il fit partie des quatre membres représentant la noblesse au
sein de l’assemblée intermédiaire du département de Vendôme et de Châteaudun réunie en octobre 1787.
Ce manuscrit fut en partie édité (sans la conclusion) dans le bulletin de la Société archéologique du
Vendômois en 1892, par M. Chambois sous le titre de «
La vie agricole au Perche-Gouet, pendant le XVIIIe
siècle
».
300-600
107
[Indre-et-Loire – Fontevraud – Bourbon-Vendôme] Louise de BOURBON-VENDÔME (1495-
1575).
P.S. «
Loyse
», Louise de Bourbon, abbesse de l’abbaye royale de Fontevraud, 3 septembre 1563, ½ page
in-4. Quittance remise à Louis de Vendômois, seigneur d’Alleray, pour la pension de sa fille Françoise,
religieuse au monastère de Fontevraud.
Fille de François Ier de Bourbon, comte de Vendôme, et de Marie de Luxembourg, Louise fut d’abord religieuse à
Fontevrault, puis devient successivement abbesse d’Origny-Sainte-Benoîte (Aisne), puis de Sainte-Croix, avant
d’être grande prieure à Fontevrault et enfin abbesse de la dite abbaye, à la suite de sa tante Renée de Bourbon.
50-100
108
[Loir-et-Cher – Perche vendômois] Saint-Agil, 2 pièces, XVIIIe siècle.




