MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES
TAJAN - 49
131
131 - Catherine de MEDICIS.
1519-1589. Reine
de France, femme d’Henri II.
L.A.S. "Caterine", à son gendre le roi d’Espagne Philippe
II
.
(Juin 1560)
. 1 page in-folio, adresse au verso, petites
fentes aux plis et quelques effrangeures.
10000/12000 €
Superbe lettre touchant les relations entre la France et
l’Angleterre et des affaires d’Ecosse. La reine profite du retour en
Espagne de "Garsilase" [Don Garsilasso de La Vega, chargé de
mission en France] pour remercier Philippe II de la peine qu’il a
pris pour améliorer les relations franco-anglaises et les affaires
d’Ecosse.
Je ne voleu fallir a vous remersie bien afectionement
de la pouine que aves prinse de fayre en sorte que la pays s'en
ayst ensuyvie entre le Roy mon fils et la Royne d'Encletere, et que
yl ay acomode les choses d'Escose set que je toutjour desire voyr
en pays et repos afin que neulle aucasion puyse sourvenir pour
troubler set bien de la hamityé qui ayst entre vous, monsieur mon
fils, et le Roy vostre frere; la quele, je m'aseure tent que vivres tou
deus contincure, voyent l'amitié que le Roy mon fils vous porte et
l’envie qu'il a de la vous contyneuer (…).
Cette lettre est écrite quelques mois après la conjuration
d’Amboise et la signature du traité de paix à Câteau-
Cambrésis et avant la signature du traité d'Edimbourg,
en juillet 1560, qui mit fin au conflit entre l’Ecosse et
l’Angleterre. Catherine de Medicis évoque l’apaisement
des relations franco-anglaises au sujet des droits de la
France sur l'Écosse, François II étant marié avec Marie
Stuart, reine catholique dans un pays devenu protestant.
De la Collection Morrison,
Lettres de Catherine de Medicis
, II,
p. 113.
132 - Étienne CABET.
1788-1856. Ecrivain communiste, fondateur de colonies modèles aux U.S.A.
L.A.S. à Joseph Vanderlinden
.
Londres, 24 août 1834
. 3 pp. bi-feuillet in-4, adresse au verso, marques postales.
200/300 €
En exil suite à sa participation aux barricades contre la Monarchie, Cabet exprime sa reconnaissance envers ses amis belges qui l’ont aidé dans sa fuite
vers l’Angleterre
;
(…) Je n’ai pas oublié (…) Mais je m’ennuie tellement dans ce pays dont j’ignore la langue, ou j’ai peu de relations et dont les mœurs
sont complettement différentes des nôtres, que j’hésite toujours à écrire (…). L’Angleterre est intéressante sous beaucoup de rapports; mais sous d’autres, c’est
presque un enfer (…). Je ne vous parlerai pas de politique. Les journaux vous apprennent tout. Partout de la torpeur; cependant, malgré toutes les compressions,
la liberté marche partout. Ici, ses progrès sont lents mais constants et solides. Elle finira, je l’espère, par triompher partout. L’ouvrage de Lamennaye dont on a
fait tant d’éditions dans votre pays, vient d’être traduit ici; il y fera probablement la même sensation (…).
Cabet a vu plusieurs fois l’ambassadeur de Belgique
qui transmettra sa lettre pour être sûr qu’elle parvienne à destination, et fait mention d’amis communs, du patriote polonais Joachim Lelewel, Duchesne, Jotrand,
Gendebien…




