MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES
TAJAN - 72
192 - Johan-Barthold JONGKIND.
1819-1891. Artiste
peintre néerlandais, précurseur de l’impressionnisme.
L.A.S. à son ami Eugène Boudin.
Honfleur, 10 octobre 1863
. 4 pp.
bi-feuillet in-8.
1500/2000 €
Lettre écrite lors d’un des premiers séjours de l’artiste sur la côte normande,
avec sa compagne Joséphine Fesser. Il envisage de lui rendre visite, avec
sa compagne, Joséphine Fesser, avant de quitter Honfleur.
(…) Le temps est
tellement contraire que nous avons eu le projet de venir vous voir (…). Et
puis chaque fois nous étions retenu par la pluie. Afin la décision de madame
Fesser et moi est de quitter Honfleur dans huit jours (…).
Le mauvais temps
l’a empêché de bien travailler:
Je vous dirai que les pluies et les vents m’ont
beaucoup déranger de pouvoir peintre et travailler après nature. Ensuite pour
profiter avec succès de mes études après nature il me fallut au moins deux mois
de plus (…).
Il espère que l’année prochaine, cela se passera mieux. Il ajoute
en post-scriptum:
J’espère que vous serez la semaine chez vous. Madame
Fesser a été malade et moi, je me porte pas trop bien. Malgré tout notre désir
cé [sic] de venir vous voir avant notre départ (…).
193 - Johan-Barthold JONGKIND.
1819-1891. Artiste
peintre néerlandais, précurseur de l’impressionnisme.
L.A.S. à Eugène Boudin.
Paris, 6 août 1864
. 4 pp. bi-feuillet in-8.
1500/2000 €
Longue et belle lettre à son ami le peintre Boudin qui se trouve à Trouville
et
où il espère le retrouver.
(…) Je vous dirai pourquoi j’ai tardé de vous écrire, à
cause de l’incertitude de quelle côté dérigé mes pas (…).
Il envisage retourner
plutôt au Havre ou à Honfleur;
parce que je connais déjà cet endroit et alors
je reverrai avec plus de raison et plus sincère la nature que j’aime à peindre
(…). Aussi comme vivre, que j’aime beaucoup le cidre et le bon pain de
Normandie (…).
Sa compagne, Joséphine Fesser, pensait aller chez sa mère
et lui-même peut-être à Bruxelles, puis Anvers et revoir son pays natal. Il lui fera
savoir sa décision dès qu'il l'aura prise. Il espère que la santé de Mme Boudin
profitera du bon air de Trouville. Sa compagne ne pouvant l'accompagner,
il est donc toujours à Paris;
J’étais engagé et invité d’aller faire quelques
tableaux, mais elle ne pourrait pas m’accompagner. A cet raison je suis resté
à Paris, parce qu'il me faut toujours beaucoup de ménagements (…).
Il serai
heureux de le revoir avec Marianne [l'épouse de Boudin];
nous promenerons
ensemble et nous mangerons ensemble et nous boirerons ensemble de bon
cidre et de bons morceaux (…).
194 - Paul KLEE.
1879-1940. Artiste peintre.
L.A.S. à Marie von Sinner.
Berne, 23 juillet 1906
. 1 pp. in-12 ; joint
son enveloppe ; en allemand.
2000/2500 €
Lettre de jeunesse, à propos d’une réception donnée par Mme Sinner; il
lui semble préférable de remettre à la semaine suivante son invitation, sa
fiancée [la pianiste Lily Stumpf que Klee épousera le 15 septembre 1906]
étant souffrante et interdite de sorties; cela permettra également d’épargner
Kurt [le fils de Marie von Sinner].
(...) Da sich meine Braut noch immer nicht
recht wohl fühlt, und gut thun wird sichz. Zt von Abendgesellschaften fern zu
halter (…). Ihre Gesellschat nicht vor Anfang nächster Woche zu geben (…).
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