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Livres des XV
e
et XVI
e
siècles
Livres des XV
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11.
DÜRER (Albrecht).
De Symetria partium in rectis formis hu(m)anorum corporum. Nuremberg : in ædib[us] viduæ Durerianæ,
1532.
[À la suite] : De varietur figurarum et fleruris partium ac gestib. imaginum libri duo.
Nuremberg : Andreae Hieronymus, 1534.
— 2 parties en un volume in-folio, (78 ff. dernier blanc, sur 80, mq
ff. B2 et B5) ; (59 ff). Reliure cartonnée à dos de toile de jute (
reliure du XIX
e
siècle
).
4 000 / 5 000 €
PREMIÈRE ÉDITION LATINE DU TRAITÉ DES PROPORTIONS D’ALBRECHT DÜRER. Elle est imprimée en
caractères gothiques.
Il s’agit sans conteste du prin-
cipal ouvrage théorique de
l’artiste. Il parut tout d’abord
en allemand à titre posthume
en 1528, sous le titre
Von
menschlicher Proportion
, édité
par Willibald Pirckeimer et
l’épouse de Dürer.
Les ouvrages théoriques d’Al-
brecht Dürer étaient les pre-
miers du genre à paraître en
allemand ; ils servirent à la
fois de manuels d’enseigne-
ment et de matériel d’étude à
plusieurs générations d’ar-
tistes. Ce traité est le résultat
des recherches sur les propor-
tions de l’homme, que Dürer
mena depuis les années 1500
jusqu’à sa mort en 1528. Il y
développe une théorie de la
représentation des corps qui
n’a pas son pareil dans l’his-
toire de l’art.
Le traité comprend quatre livres répartis dans deux ouvrages respectivement intitulés
De Symetria partium in rectis for-
mis humanorum corporum
et
De varietur figurarum et fleruris partium ac gestib. imaginum.
Dans le premier livre, Dürer
explique le calcul des proportions en faisant usage des fractions de hauteur totale ou partielle pour indiquer les lon-
gueurs. Dans le second, il utilise un système de mesure à quatre unités :
ϕ
la ligne (1/3 de la hauteur) ;
ε
le nombre (1/10
de
ϕ
) ; T (à l’envers) la portion (1/10 de
ε
) ; x ou % la minute (1/3 de T). Le troisième explique la manière de modifier les
planches des deux premiers livres à l’aide de constructions géométriques et propose de multiples variations pour la forme
des têtes. Le dernier livre donne les méthodes permettant de dessiner un corps dans n’importe quelle position.
Pour illustrer ses théories, Dürer a composé de nombreuses et remarquables figures gravées sur bois le plus souvent à
pleine page, certaines sur double page.
Reliure sans intérêt, très maladroite, abîmée aux coins. Le dos est couvert de toile de jute. Exemplaire incomplet des
feuillets B
2
et B
5
dans le premier livre, remplacés par des photocopies. Le second ouvrage est bien complet mais le feuil-
let i
4
est mal placé avant le feuillet f
1
. Traces de mouillures essentiellement dans le premier et le dernier livre. Derniers
feuillets de l’ouvrage en partie déreliés. Cachet effacé sur le premier titre.
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12.
EGENOLFF (Christian).
Herbarum, arborum, fructicum, frumentorum ac leguminum. Animalium præterea terrestrium, uolatiliu(m)
& aquatilium, …
Francfort : Christian Egenolff,
(1546). — In-4, (8 ff.), 265 pp. (mq. 5 ff.). Basane marbrée, dos à nerfs orné,
tranches marbrées (
reliure du XVIII
e
siècle
).
3 000 / 4 000 €
Brunet, IV, 689. - Nissen, 2345.
Édition très rare, que Brunet considère comme l’originale, mais qui serait la deuxième ou la troisième de cet herbier en
couleurs imprimé par Christian Egenolff (1502-1555).
Ce dernier a tour à tour officié à Strasbourg (1528-1530) puis à Francfort-sur-le-Main (1530-1555), mais également à
Marbourg (1538-1543) et Hohensolms (1548). Dans sa carrière il imprima plusieurs herbiers, en premier lieu le
Kreutterbuch
de 1533 publié par Eucharius Rösslin (vers 1470-1528), copiant alors le
Vivae eicones herbarum
de Brunfels
imprimé à Strasbourg entre 1530 et 1536 par Johannes Schott avec les illustrations de Hans Weiditz. L’ouvrage sera
réédité en 1540 par Theodor Dorsten (1492-1552) puis par Adam Lonitzer (1528-1586), beau-frère d’Egenolff, en 1557.
Cet herbier de 1546 est fort différent de ceux précédemment cités, si ce n’est qu’il reprend la plupart des gravures qui
sont en partie des copies réduites de celles de Hans Weiditz. Il comprend un index des noms en latin et en allemand,
suivi de la représentation de près de 800 figures de plantes, poissons, mollusques, animaux, oiseaux et insectes, toutes
mises en couleurs à l’époque. Chaque sujet porte son nom en latin et en allemand. Le titre est illustré d’une intéressante
gravure sur bois, elle aussi coloriée à l’époque, figurant un jardinier ou un botaniste au milieu d’un jardin luxuriant.
Il s’agit de la réédition en un volume, revue et augmentée, de l’
Herbarum imagines vivuae
qu’Egenolff fit paraître en
deux parties en 1535 et 1536. Elle sera rééditée en 1552. La Wellcome Library à Londres cite une édition non datée de
8 feuillets et 312 pages imprimée vers 1545 ; nous n’avons trouvé trace de cette édition qui serait celle de 1552 incomplète
des derniers feuillets où figure la date.
La plupart des exemplaires rencontrés, pour ne pas dire la majorité, son incomplets. Celui-ci ne déroge pas à la règle ; il
manque effectivement les feuillets A
1
, F
1
, g
1
, g
4
et k
1
. Il présente des mouillures plus ou moins importantes mais ne
gênant pas la consultation de l’ouvrage, ainsi que des restaurations suite à des déchirures au titre, aux feuillets N
3
, b
5
, g
2
(importante avec atteinte aux gravures), g
3
et au dernier feuillet qui a été également doublé. Les feuillets F
3
et g
3
comportent une déchirure qui n’atteint cependant pas les gravures. Plusieurs feuillets sont salis, notamment à la fin.
Coiffe de tête arasée, petite fente à la charnière du premier plat, les gardes ont été renouvelées, manque la première garde
blanche.




