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Livres des XV
e
et XVI
e
siècles
Livres des XV
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siècles
8271/1
19.
FUCHS (Leonhart).
De historia stirpium commentarii insignes.
Lyon : Jean de Tournes, Guillaume Gazeau, 1555.
— In-16, (24 ff.), 979 pp.,
(6 ff.). Vélin rigide, dos lisse, tranches rouges (
reliure du XVII
e
siècle
).
400 / 500 €
Cartier,
Bibliographie des éditions de Tournes
, n° 297.
Cette édition est la septième de ce livre de botanique brillant de Leonhart Fuchs,
paru pour la première fois en 1542.
Son intérêt provient, outre de son format de poche, de l’excellence de son impression
en caractères italiques par Jean de Tournes. Elle ne propose aucune illustration,
comme les précédentes éditions de petit format.
Exemplaire de choix en reliure ancienne, entièrement réglé et très bien conservé.
Provenances : signature ancienne sur le titre. - Cachet d’une bibliothèque particulière
également sur le titre.
8155/30
20.
GUILLAUME DE LORRIS - JEAN DE MEUNG.
Cy est le Romãt de la roze Ou tout lart Damour est encore Histoites et auctoritez Et maints beaulx propos usitez
Qui a este nouvellement Corrige suffisantement Et cotte bien a lavantaige Com on voit en chascune page.
Paris : Jehan Petit,
(1526). — Petit in-folio, (4 ff.), cxxxix ff., (1 f.). Maroquin rouge, triple filet doré en
encadrement, motif de volutes dorées aux angles et armes dorées au centre sur les plats, dos à nerfs orné de
pièces d’armes, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrure (
reliure du début du XVIII
e
siècle
).
15 000 / 20 000 €
Bechtel, G-379.
Édition très rare de l’une des œuvres poétiques les plus célèbres du Moyen âge.
Dans l’histoire des éditions du
Roman de la Rose
, celle-ci marque une véritable transition entre les publications qui la
précèdent et celles qui suivront. Elle est effectivement la première à moderniser le texte et à le rendre par conséquent
lisible et compréhensible pour les lecteurs de l’époque. Comme le précise Bechtel, c’est cette édition qui a « relancé
l’attrait du
Roman de la Rose
» et les éditions suivantes seront tirées en grand nombre, le plus souvent à partir de ce texte
modernisé.
La publication était traditionnellement attribuée à Clément Marot mais serait de Guillaume Michel, dit de Tours, qui,
dans le prologue, précise bien qu’il a voulu « restituer en meilleur estat et plus expediente forme pour l’intellige(n)ce des
lecteurs et auditeurs » et qu’il a « bien voulu relire ce present livre dès le cõmencement iusques a la fin a laquelle chose
faite fort laborieuse me suis employe et lay corrige au moins mal que iay peu ».
L’édition a été imprimée en caractères gothiques sur deux colonnes de 44 lignes par A. Couteau pour Jehan Petit et
Galliot Du Pré. Elle se caractérise par une riche illustration gravée sur bois comprenant les armes de France en tête du
privilège, une grande vignette en tête du prologue représentant un maître et ses élèves, et 94 figures dans le texte, dont
quelques une répétées, provenant ou inspirées du fonds Vérard. Le privilège est daté du 19 avril 1526 et attribué à
Galliot Du Pré.
EXEMPLAIRE DE DEUX ÉMINENTS BIBLIOPHILES, LE MARQUIS D’AUBAÏS ET AMBROISE FIRMIN-DIDOT.
Il s’agit effectivement d’un exemplaire tout à fait précieux. Relié en maroquin au début du XVIII
e
siècle, il provient de
la riche collection du bibliophile Charles de Baschi, marquis d’Aubaïs (1686-1777), dont il porte les armes complètes sur
les plats et celles de Baschi seules répétées au dos ainsi que l’ex-libris à l’intérieur, gravé sur un feuillet en regard du titre.
Olivier, Hermal et Roton apportent ces précisions le concernant : « Il consacra aux lettres sa vie et sa fortune et protégea
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