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Livres des XV
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et XVI
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Livres des XV
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23.
LANGE (Johann).
Ad Jesum Christum dei filium, pro Christianis contra Turcas. Philippica prima. - De pacificatione & fœdere
inter Carlolu(m) quintum Romanorum imperatorem, & Franciscum Gallorum regem icto, Elegia. Philippica
secunda.
Anvers : Ionnem Gymnicum, 1540.
[Suivi de] :
- Martini Theodorici bellovaci Epigrammata.
Paris : Jérôme de Gourmont, 1539.
—
2 ouvrages en un volume in-8, (64 ff. dernier blanc) ; 36 ff. Peau retournée, plats ornés d’un décor peint en
rouge et vert, composé de deux encadrements avec motif en pointillés aux angles, et d’un motif géométrique
en forme d’étoile composé de deux triangles entrelacés au centre entouré de cercles et de points dorés séparés
par deux sortes de rubans se terminant par un motif aldin, dos à nerfs (
reliure de l’époque, décor postérieur
).
500 / 600 €
Intéressant recueil de deux ouvrages de poésies latines du XVI
e
siècle.
Le premier est de l’érudit et poète allemand Johann Lange (1503-1567), né à Freistadt (Silésie) dans le duché de Teschen.
Il avait suivi à Vienne des cours de philosophie et de belles-lettres et devint professeur au collège de Neisse ainsi que
secrétaire et chancelier de l’évêque de cette ville. Il fut par la suite député en ambassade auprès de l’Empereur Ferdinand,
avant de recevoir le diplôme de docteur en droit, ainsi que le titre de conseiller et orateur impérial. Il sera plus tard
envoyé en Pologne, chargé de diverses négociations.
L’ouvrage est divisé en deux parties, chacune avec son titre propre. Elles contiennent chacune un poème ou élégie de
circonstance. La première, intitulée
Ad Iesum Christum dei filium
et portant en sous titre
Philippica prima
, concerne la
guerre contre les turcs, notamment durant la conquête de la Hongrie. Les Turcs avaient notamment défié l’armée du
prince Ferdinand en 1537, aux frontières de la Slovénie. Il s’agit de la seconde édition de ce texte qui parut pour la
première fois à Vienne en 1539. À la suite figurent quelques autres poésies ; les trois dernières étaient absentes de
l’édition précédente.
La seconde partie, intitulée
De pacificatione & fœdere inter Carlolu(m) quintum Romanorum imperatorem, & Franciscum
Gallorum regem icto
, portant en sous titre l’indication
Philippica seconda
, est en édition originale. Elle porte sur la
réconciliation et la nouvelle alliance entre Charles Quint et François premier mais également sur le conflit contre les
turcs.
L’exemplaire a été enrichi à l’époque d’un second ouvrage de « Martini Theodorici », dont on ne connaît presque rien,
excepté qu’il était originaire de Beauvais. Cet ouvrage est intitulé
Bellovaci Epigrammata.
Il s’agit d’un très rare recueil
de poésies latines, dédiées au cardinal de Coligny.
Exemplaire en reliure strictement de l’époque en peau retournée ornée d’un décor géométrique peint. Ce décor a
vraisemblablement été réalisé postérieurement ; il reprend en partie celui d’une reliure réalisée pour Grolier sur la
première édition aldine de Lucain (1502) qui figura dans la 4
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vente Rahir sous le numéro 1101 et que l’on trouve
reproduite en frontispice du catalogue.
Charnière du premier plat fendu, cuir des deux
derniers caissons arraché, coins émoussés, petit
manque sur le premier plat, quelques salissures.
Déchirure avec manque au premier titre, sans atteinte
au texte, le même feuillet est en partie dérelié.
Quelques mouillures claires. Salissures au titre du
second ouvrage.
Provenance : Rozerius, avec sa signature sur le
premier titre, au verso du dernier feuillet du premier
ouvrage et avec son paraphe sur le titre du second
ouvrage. - Charpentier, avec ex-libris manuscrit en
latin sur le premier contre plat (XVIII
e
siècle). -
Cachet illisible sous l’ex-libris.
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24.
MEIGRET (Louis).
Le Tretté de la grammere francoeze.
[Suivi de] :
La Reponse de Louis Meigret à l’apolojie de Jaqes Pelletier.
Defenses de Louis Meigret touchant son Orthographe Françoeze, contre les censures e calõnies de Glaumalis
du Vezelet, e de ses adherans.
Paris : Chrétien Wechel, 1550.
— 3 ouvrages en un volume in-4, 144 ff. ; 10 ff. ; (18 ff.). Vélin souple à
recouvrement, dos lisse, restes de liens de cuir (
reliure de l’époque
).
10 000 / 12 000 €
Brunet, III, 1578. - Charles-Louis Livet,
La Grammaire française et les grammairiens du XVI
e
siècle,
1859.
ÉDITION ORIGINALE EXTRÊMEMENT RARE DE LA PREMIÈRE GRANDE GRAMMAIRE DE LA LANGUE
FRANÇAISE RÉDIGÉE EN FRANÇAIS, « recherchée à cause de sa singularité » (Brunet).
Louis Meigret (vers 1510-1558) était un
grammairien lyonnais et un réformateur
de la langue française. Charles-Louis
Livet, dans son livre
La Grammaire fran-
çaise et les grammairiens du XVI
e
siècle
,
1859, disait de lui qu’il était « le père de la
grammaire française » et non Dubois ou
Henri Estienne, car selon lui « il fallait un
homme de cette vigueur, pour poser, avec
autant de bonheur, sous une forme sou-
vent définitive, les principes qu’il a mis en
circulation » (p. 76). Il était le premier à
penser qu’il fallait offrir à l’usage popu-
laire des traités composés en français et
mettre ainsi « la science au service du vul-
gaire » (Livet). C’est dans ce dessein qu’il
publia en 1545 un traité d’orthographe
intitulé
Traité touchant le commun usage de
l’Escriture françoise.
S’ensuivit une traduc-
tion du
Menteur
de Lucien en 1548, dans
une orthographe particulière, presque illi-
sible, s’accordant avec les préceptes déve-
loppés dans son premier traité, puis deux
ans plus tard il fit paraître cette grammaire
française, là aussi composée dans cette or-
thographe réformée de son invention.
L’ouvrage est divisé en 11 parties :
l’abon-
dance en voix de la langue françoise
(voyelles, consonnes, syllabes, diction,
langage, articles) - les noms - les pronoms
- les verbes - la préposition - les adverbes
- les conjonctions - l’intersection - les ac-
cents ou tons des syllabes et les dictions -
les
poins d’amiracion,
d’interrogation et
l’apostrophe - les
poins de soupir, de semi-
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